mercredi 16 mai 2012

Pop et Lulu en croisiere

Le plan de restriction s’est arrêté pour 2 jours et 2 nuits… 

Nous ne pouvions pas passer à côté sans nous y arrêter, à la Grande Barrière de corail. C’est une merveille naturelle absolument unique, le plus grand récif corallien du monde. Il s’étend sur 2300km près des côtés. Il y a 400 espèces de coraux et le récif abrite une incroyable diversité d’êtres vivants (poissons, tortues,…). C’est le seul organisme vivant visible depuis l’espace.
Pour observer celle-ci, rien de tel de prendre un bateau, et de faire ce que l’on appelle ici du « Snorkeling », ce qui signifie faire de la plongée avec masque et tuba. De nombreux bateaux partent d’Airlie Beach et diverses formules sont proposées, à la journée et jusqu’à 3 jours. Après avoir consultés les tarifs sur internet, on s’aperçoit que cela représente un coût assez important, et que nous ne pourrons peut-être pas profiter de passer une nuit sur un bateau. Les offres sur internet sont assez confuses et nous décidons donc de ne rien réserver et de se rendre directement sur place.

Lundi matin, nous quittons notre « rest area » pour rejoindre Airlie Beach. Notre objectif est d’obtenir bien sûr un bon tarif et pour cela nous sommes prêts à partir le jour même. 11h nous sommes dans une agence qui nous demande quand nous voulons partir et nous répondons « Now ! » (maintenant)… Elle nous propose donc 2 jours et 2 nuits sur un voilier, le « Silent night », en cabine privé pour 340$ au lieu de 540$, et un départ à 13h30, soit dans 2 heures et 30 minutes… Elle nous fait un bon pour un parking gratuit où nous allons garer le van et faire notre sac, puis nous devons faire le « check in » (enregistrement). Nous rejoignons alors l’agence qui nous remet le bon d’embarquement avec un sac dans lequel nous devons mettre nos affaires, pas plus ! Nous n’avons plus trop de problème pour prendre peu d’affaires, le seul problème c’est juste pour l’appareil photo et tous ces objectifs, trépieds, filtres… Nous arrivons donc à faire un sac avec nos affaires de toilettes et habits, et un autre juste pour l’appareil photo et camera.
Nous continuons notre petit marathon, nous déposons ordinateur, Ipad, disque dur dans un coffre fort à l’agence, mis à disposition gratuitement, ils sont mieux là que dans le van ou sur le bateau.
Petit passage pour remplir nos ventres à Macdo et surtout pour manger rapidement.
Ensuite, nous faisons quelques boutiques, Lucie ayant perdu ces lunettes de soleil quelque part dans un champs de Stanthorpe, se rachète une paire et Bastien profite de la 2ème paire moins chère (seulement 25$ les deux, au lieu de 30$) ! Il se rattrape de toutes ces années où ils portaient des lunettes de vue et n’a pas pu s’acheter des lunettes de soleil un peu fun… Nous achetons aussi un appareil photo jetable que va sous l’eau.
Puis, plus de temps à perdre, nous rejoignons la marina à 10 minutes à pied pour embarquer sur le voilier.


Un jolie voilier nous attend, le groupe se constitue, nous sommes seulement 9 passages et 2 personnes de l’équipage. Il y a deux copines Françaises, un coupe de Suisse, un couple d’Allemand et une anglaise. Dès que nous montons sur le voilier, première chose on nous confisque nos tongs  (on ne pourra pas faire la danse des tongs)! C’est une question de vie ou de mort et c’est surtout par sécurité car ça tangue beaucoup et vaut mieux être sur ces deux pieds. On nous montre nos cabines (une toute petite cabine avec juste une banquette), il fallait mieux, ne pas prendre trop d’affaires et nous comprenons l’intérêt du petit sac.



14h c’est parti, pour sortir du port, le voilier utilise le moteur, et nous n’allons pas très vite, le capitaine profite pour nous donner les consignes : ne pas utiliser beaucoup d’eau (ce que nous avons bien respecté car personne n’a pris de douche), toujours se tenir à quelque chose lorsque l’on se déplace, vomir derrière le bateau pour nourrir les poissons, gilets de sauvetage et sorties de secours (c’est à dire partout !!!),…
  Ensuite, le skipper a hissé les voiles, avant ça, nous nous sommes tous installés sur un côté du bateau  et à partir de là, sensations fortes garanties… Il y avait beaucoup de vent, et nous avons surfé sur les vagues, le voilier était penché à 45 degrés, nous étions donc tous du même côté du bateau, comme sur les courses de catamaran… Il valait mieux s’accrocher, sinon chute garantie. Seule une casquette est partie avec le vent, mais tous les passagers sont restés à bord, aucune perte. Vers 17h nous avons jeté l’encre dans la mer, ça sera l’endroit où nous dormirons. Petit apéritif et diner à bord du bateau. Une ambiance sympathique, les allemands ont bien mis l’ambiance, avec leur anglais irréprochable ! Tant dis que les 4 français ont bien du mal à communiquer à anglais ! Nous mixons un peu d’anglais, de français et d’allemand… Des vrais cours de langues à bord du bateau.
La nuit…. comment dire…on a bien tangué… ça berce plutôt bien mais par contre, nous entendions les vagues claquer contre le voilier, ce qui faisait beaucoup de bruit.

5h du matin, comme convenu la veille, le capitaine démarre le moteur pour nous amener à la prochaine destination, nous devions nous lever à 7h. Le moteur faisait beaucoup de bruit donc à 5h nous étions réveillés. Après le petit déjeuner, nous avons pris le zodiac qui nous a amené sur une île, et après quelques minutes de marche, nous nous sommes retrouvés devant une plage de sable blanc, tout simplement magnifique. Combinaison oblige à cause des méduses au venin dangereux, nous nous habillons et allons nous baigner dans cette eau claire…


De retour sur le voilier, nous avons l’autorisation de sauter du bateau, ce qui nous ne manquons bien sûr pas de faire, et nageons dans cette eau toujours aussi claire. 


Ensuite, nous avons pris le lunch et nous avons eu la chance d’apercevoir des tortues géantes ! Un vrai spectacle. Après le repas, c’est l’heure du « snorkeling », après quelques consignes, nous voilà en combinaison, masque et tuba pour explorer le fond sous marin. Nous avons pu observer une multitude de coraux mais aussi la chance de voir de nombreux poissons, même Nemo était là ! Nous avons pu nager avec les poissons, quel bonheur de se sentir « comme un poisson dans l’eau ». Nous avons fait les explorateurs pendant 1h20… Une belle expérience. Nous espérons prochainement, dans d’autres aventures, faire de la plongée avec les bouteilles.


Après avoir passé une deuxième nuit dans le voilier, nous avons regagné le port. Une expérience inoubliable et riche en émotions.






mercredi 9 mai 2012

Pop et Lulu : les gens du voyage

Dernier au revoir à Stanthorpe, ville qui nous a accueillit et nourrit pendant 3 semaines. Le temps tournait vraiment à l’hiver, il fallait vite partir vers le nord pour retrouver de la chaleur et du soleil. Nous prenons donc la route à la recherche d’un autre camp de travailleurs immigrés. Nous faisons une pause sur le trajet à l’Australia Zoo, où nous verrons des crocodiles, des kangourous, des koalas, et seulement pour Bastien, des Serpents… Lucie en ayant la phobie. Pour ceux qui connaissent et qui regardent des vidéos sur You Tubes, l’Australia zoo a été créé par Steeve Irwin. Une excellente journée, nous avons pu profiter de prendre de nombreuses photos avec les animaux dans un cadre exceptionnel.


Fini les visites, il faut reprendre la route à la recherche d’un travail. Nous faisons donc des centaines de kilomètres pour rejoindre un camp de travailleurs immigrés, mais nous repartons tout de suite car il n’y a plus de travail, c’est la fin de la saison. Nous parcourons plusieurs villes (Gayndah, Childers, Gin Gin, Rockampton) où il est susceptible de trouver un emploi, mais c’est sans résultat. Nous montons encore plus au nord et rentrons dans les terres, ici appelé « outback », et nous arrêtons à Emerald, le centre d’information nous donne une liste de fermes que nous appellerons. Beaucoup de non, et seulement une nous dit de rappeler le soir même à 19h. Ce que nous ferons, le fermier nous dit qu’il y a du travail mais seulement le 28 mai, soit dans un peu plus de 3 semaines, il s’agit de « grappe pruning », c’est à dire la taille des vignes. Nous pourrons même être logé sur place. Une bonne opportunité pour nous malgré l’attente. Nous décidons donc de profiter de ces 3 semaines pour visiter une partie de la côte est…. Nous chercherons encore du travail et si une opportunité se présentait, nous n’hésiterons pas à la saisir.

Notre situation actuelle n’était donc pas vraiment celle prévu dans notre programme. Nous pensions travailler puis voyager, mais nous devons nous accommoder des modifications. Le seul problème, c’est notre budget. Nous allons être assez limité pendant ces 3 semaines, et comme nous n’aimons pas dépenser l’argent que n’avons pas, nous allons faire avec. Le plan de restriction a déjà commencé.

Premièrement le logement :
Il faut savoir qu’il y a 4 types de moyens de dormir lorsqu’on est équipé d’un van en Australie.
-       Le camping, comme chez nous, mêmes commodités. Les prix varient entre 25 et 30$ la nuit.
-       Les parcs nationaux, endroit souvent idyllique au plein cœur de la forêt, avec des toilettes chimiques (pas de douches et d’électricité), le prix est d’environ 7$ ou gratuit (explication plus loin).
-       Les « rest area », souvent proche des routes, plus ou moins bien aménagé, mais la plupart du temps avec des tables, des barbecues électriques et des toilettes (pas de douches et d’électricité), gratuit.
-       Le camping sauvage, interdit en Australie, que nous allons essayer d’éviter car ils mettent suffisamment de moyens pour ne pas y avoir recours. Le prix de l’amende peut également être assez salé.

Depuis notre départ de Stanthorpe, nous avons logé dans les 3 premiers types de logements énumérés.
Nos avons opté pour un camping après avoir passé deux nuits sur une rest area, pour prendre une douche et recharger les batteries (ordinateurs, appareils photos,…) mais surtout parce que c’était un camp de travailleurs. Mais il y avait 3 semaines d’attente avant d’avoir un travail et l’obligation de rester au camping et de payer, bien sûr. Ce sera le dernier camping de toute la semaine…

Les deux autres jours suivants, nous irons sur une « rest area », à Emerald, sur le parking d’un jardin botanique. Les commodités sont les suivantes : barbecue électrique, table et toilettes. Sur cette aire nous devions y rester que 20h, mais nous y passerons quand même deux nuits, car sinon nous ne savions pas où dormir. La journée nous en avons profité pour aller au lac voisin : Lac Maraboon. C’est la ville dans laquelle nous avons trouvé du travail.

Ensuite, nous commençons notre programme de visite, nous nous rendons dans un parc national. Après une belle côte, où le van a eu un peu de mal à monter (comme pour toutes les côtes), nous nous arrêtons à l’entrée du parc, où nous profitons pour faire une première ballade au cours de laquelle il y avait des petites cascades. De retour au van, nous faisons un barbecue (électrique), et nous mangerons des saucisses dans du PAIN (ça fait 4 mois que l’on en avait plus vu et mangé, il était bon) ! Ensuite nous partons direction une autre ballade où il y a une cascade aussi, après 14km sur des chemins, des montés et des descentes caillouteuses (après ce chemin on peut dire que notre van est un 4X4 avec ce qu’il a subit, mais ça ne sera pas sans encombres…). Après être arrivés (en vie), nous marchons 2km et nous arrivons sur un endroit paradisiaque, une magnifique cascade, où nous en profiterons bien sûr pour nous baigner et prendre encore une centaine de photos. Ensuite, nous rejoignons le camp, en plein cœur de la forêt avec des emplacements emménagés, tous prévus avec un petit coin pour faire un feu et grille pour le barbecue (une vraie institution en Australie, il y en a vraiment de partout). Nous irons ramasser du bois (on ne sait pas si c’est vraiment autorisé), et nous pourrons nous réchauffer et manger autour du feu, la nuit fut froide à 900 mètres d’altitude. 

Concernant le prix et le paiement, à l’entrée du parc national, il y a un téléphone qui permet d’appeler une opératrice pour réserver sa nuit et payer par carte bancaire. En tant que français respectueux, nous faisons les choses dans les règles et nous appelons. Malheureusement, nous ne comprenions pas ce que l’opératrice nous disait car ça coupait à chaque fois. Même avec l’aide d’australiens, nous n’avons pas pu régler la nuit. Des « rangers » doivent passer le matin pour effectuer la vérification et payer si ce n’est pas déjà fait. Les australiens nous ont dit : « s’ils ne passent pas, vous partez… » et donc vous ne payez pas. Le matin, nous prenons notre petit déjeuner, nous nous passons quelques lingettes (notre alternative à la douche), et nous avouons ne pas avoir trop trainé, à 8h nous étions sur la route pour la prochaine destination sans avoir croisé les « rangers ». Notre reprenons le chemin caillouteux, nous descendons le col, nous croisons un kangourou sur la route, et reprenons la nationale. Nous croisons un camion, et à pleine vitesse (100km/h), un bruit bizarre sur le toit du van (souvent les bidons qui claquent), Bastien regarde dans le rétro, et là, il voit le fil qui attachait la planche de surf pendre… Il s’arrête et la planche de surf a disparut. Nous faisons demi-tour, regardons sur les bas côtés, mais la planche de surf a bel et bien disparu. Peut-être sur les chemins caillouteux… car nous ne la retrouverons pas. Une disparition qui nous attriste même si sincèrement, nous ne pensions pas l’utiliser car elle n’était pas en très bon état mais ça donnait un « cachet » au van.
Nous arrivons sur une « rest area », où l’on s’était déjà arrêté, on la qualifie de luxueuse car il y a des douches ! Un rêve pour des gens du voyage comme nous, ce qui est assez rare quand même. Nous pouvons même disposer d’un endroit à proximité d’un robinet et nous en profiterons pour faire la lessive (à la main bien sûr, nous vous rappelons que nous sommes en restriction budgétaire). Nous assistons même au spectacle des chauves souris qui logent tout près et que nous pouvons admirer la journée, et les voir partir travailler à la tombée de la nuit. Il y a en a des centaines et des centaines, on n’en avait jamais vu autant et d’aussi proche. Encore une nuit gratuite…

Deuxièmement la nourriture, nous sélectionnons toutes les promotions et mangeons des pâtes presque tous les soirs (0,59$ le paquet de 500g et 3$ le pot de sauce tomate qui fait 2 repas). Nous sommes tout de même assez limités dans le choix des menus car nous disposons d’un petit frigo mais comme nous n’avons pas d’électricité nous ne pouvons pas le faire fonctionner. Nous essayons de manger de la viande à chaque fois qu’on fait les courses, car c’est vital pour Bastien et avec tous les kilos qu’il a perdu, s’il en perd plus il ne va plus tenir droit et n’aura plus de force. Les desserts se limitent souvent à des fruits. Nous jouissons aussi souvent des barbecues publics pour se faire cuire la viande, des légumes (poivron, aubergine) et des œufs. Nous avons une bouteille de gaz avec des plaques dans le van ce qui nous permet aussi de cuisiner.

Troisièmement et dernier poste de dépense : l’essence, il est difficile de faire des économies sur ce point. Nous devons nourrir notre van pour qu’il nous amène partout. L’Australie est un pays immense et si nous voulons visiter nous ne devons pas nous priver de ce côté là. Le prix de l’essence au litre est de 1,60$ en moyenne. Le plein nous coûte 70$ et nous pouvons rouler environ 400 km (quand Bastien n’a pas le pied trop lourd sur l’accélérateur).

Vous pourrez donc comprendre que nos dépenses liées à internet sont secondaires… et nous en excusons…

Sachez quand même que nous allons bien, nous allons bien profiter de l’océan les jours à venir et allons peut-être nous payer une excursion à la barrière de corail.

Merci d’avoir lu l’article jusqu’à la fin et à bientôt pour de nouvelles aventures.


jeudi 26 avril 2012

Pop et Lulu les travailleurs immigrés


 Tout d’abord, nous tenons à nous excuser pour notre absence sur le blog. Entre le travail et les connexions internet chères nous nous connectons que rarement.

Après un pied réparé, Lucie a pu commencer le travail. Elle a travaillé deux jours à ramasser du raisin dans deux fermes différentes. Un commencement en douceur. Le raisin est réputé pour être assez facile car il est à hauteur d’homme. Les consignes ne sont pas difficiles, dès qu’on arrive, on commence. Dans la première ferme, elle était avec des estoniens et le patron a même offert une dégustation de vin ! Entre nous, son blanc sucré était excellent… Une ambiance conviviale. Dans la deuxième ferme, pas de dégustation mais des patrons sympathiques quand même.
La semaine suivante, elle a eu un travail à temps plein, elle a ramassé des tomates. Le bon job payé à l’heure, l’ambiance n’était pas au rendez vous mais le salaire oui. Seulement, à la fin de la semaine, le dimanche, il n’y a plus de travail donc ils finiront le jour même. Elle aura quand même travaillé 7 jours (non stop) et fait 47h sur les 7 jours. Le dimanche même, direction le bureau des embauches, à savoir, l’accueil du camping pour être à nouveau à la recherche d’un emploi. Le soir même, elle l’appelle au micro et retrouve un job pour le lendemain. Le 8ème jour non stop de travail, mais elle fera que 3h30 à ramasser….des tomates bien sûr. C’était une petite ferme, le patron devait être à la retraite, nous serons même payé au « black », mais chut il ne faut pas le dire. Elle a eu la chance de travailler en face de lui, sur la même ligne de tomates, et du coup, ils ont un peu (enfin beaucoup) discuté en anglais (et oui la petite Lucie elle fait des progrès en anglais malgré tout). Elle lui dit qu’elle n’a plus de travail et à la fin, il appellera un ami à lui pour dire qu’elle est « best » et qu’il faut l’embaucher. Quelques minutes plus tard quand nous prétendons à partir, après avoir récupéré notre « cash money » et quelques tomates, poivrons, aubergines et oignons, le potentiel futur employeur arrive. Petite parenthèse, la nourriture est assez chère en Australie, avec tout ce qu’il a donné, ça vaut à peu près 15 dollars (soit 12€), une bonne petite prime et des supers repas à venir… 


La prime...

Le piment que Bastien ramasse toute la journée... celui-là on ne l'a pas mangé...
 Le potentiel futur employeur arrive donc, et elle lui dit qu’elle recherche du travail, elle lui laisse son numéro de téléphone et lui dit qu’il l’appellera mercredi pour du travail surement jeudi, payé au « black », mais il ne faut toujours pas le dire… Il faut savoir que ça n’arrange pas certains « backpackers » car pour renouveler son visa working-holidays, il faut avoir travailler 3 mois dans les champs et que se soit déclaré bien sûr. Etant donné que nous ne voulons pas renouveler celui-ci, ça nous arrange aussi. Pour nos amis comptables et techniciens de paies, les charges sont de 13% et les bulletins sont très simples, il y a le brut moins 13% et ça fait le net, ils ne s’embêtent pas avec les différentes caisses.
En tout cas, le soir même, lundi, encore un appel au micro, Lucie court au bureau des embauches et a du boulot pour le lendemain, mardi, dans les raisins, une 9ème journée en perspective qui lui donne le sourire et des dollars !!! C’est une ferme où elle est déjà allée faire une journée. Mais malheureusement, le travail s’arrête au bout de 3h30, encore une petite journée. C’est la fin de la saison à Stanthorpe, il est bientôt temps pour Pop et Lulu de se diriger vers de nouvelles aventures dans une autre ville australienne.
Mercredi sera une journée de repos. Et il n’appellera malheureusement pas. Par contre, jeudi matin, 8h, appel au micro, elle va au bureau et on lui dit qu’il y a du travail pour ce matin, et qu’il faut partir de suite. Ils seront 6 travailleurs à partir, le temps d’enfiler la tenue de travail, se brosser les dents et hop au travail… Ce sera encore une petite journée de 3 heures de travail mais qui sera plutôt bien payé, 60 dollars net pour 3 heures (soit 50€).





Petit flash météo, à Stanthorpe, il fait froid, nous sommes à 900 mètres d’altitude et nous rentrons dans l’hiver. Les matinées et soirées sont très fraîches, la pluie est bien tombée ces derniers jours.
La fin de la saison est bel et bien là, le travail devient rare, le camp est désormais vide, quelques survivants seulement sont toujours là pour gagner les derniers dollars qu’il reste à prendre à Stanthorpe.

Pop et Lulu quittent Stanthorpe samedi matin, le temps de faire un dernier poker. Et les aventures continuent….au soleil et surtout au chaud ils espèrent ! 


vendredi 13 avril 2012

Pop et le poker


Oui il n’a pas pu se retenir…
Stanthorpe est une petite ville au cœur de la campagne australienne. La ville est construite de façon western américain. Une avenue principale avec tous les commerces d’une part et d’autre de la rue avec évidemment quelques pubs. En gros c’est la ville de docteur Quinn avec du goudron et des voitures…
Le «1915 BAR» organise chaque vendredi un tournoi de poker (droit d’entrée de 10$ avec recave possible durant la première heure). Une petite bière nous a permis de patienter jusqu’au début du tournoi. Lucie a ensuite laissé Bastien pour rejoindre le pot de départ de deux copines françaises du camping. En gros soirée fille pour Lucie et soirée gars pour Bastien, une première cette année.
Bastien passe alors dans l’arrière salle où sont installés les tables, les chaises, les jetons… L’ambiance est plutôt familiale, tout le monde se connait et boit une bière (chips offertes). Il doit y avoir une douzaine de participant. Le tournoi commence alors et on allume la télé pour regarder en direct un match de la ligue de rugby à XIII. Pour résumer la situation : pub australien + bière + poker + match de rugby à XIII = une bonne soirée en perspective…
Bon au niveau du poker disons que Bastien a eu une chance quasi insolente (en plus de savoir bien jouer ;) et a même sortis une personne du tournoi avec un carré de dame (le deuxième carré de sa vie parait-il). Mais ce qui est encore plus fort c’est que si quelqu’un montre un carré, il a droit à une consommation offerte !
Finalement Bastien finira deuxième de ce petit tournoi pour gain de 15$ (la plus grosse partie du prix revenant malheureusement au premier). Au final cette soirée n’aura pas couté cher mais n’aura pas rapporté beaucoup non plus, enfin en argent seulement parce qu’il y aura eu beaucoup de souvenirs.

PS : Bastien retentera encore sa chance la semaine prochaine….

Pop et Lulu sur le camp des travailleurs immigrés


 La bonne nouvelle c’est que Bastien a trouvé un travail. Lundi 2 avril au soir, la responsable du camping nous apprend qu’elle a du travail pour lui et qu’il commence le lendemain matin. Le départ est à 5h du matin. Il signe le soir même son contrat, et apprend qu’il va ramasser du piment. Il sera payé au rendement ! Rien de tel pour le motiver notre Pop !
Le lendemain 4h30, le réveil sonne… Une navette amène les travailleurs sur les champs. Il embarque alors à bord de celle-ci. Après un peu d’attente, le soleil se lève et le responsable de la ferme arrive alors pour donner les consignes. Pas difficile, si le piment est rouge on ramasse et si c’est vert on ne ramasse pas… C’est bien plus simple que faire des bulletins de salaire pense-t-il… Il avance dans sa rangée avec un colombien, ils échangent quelques mots et ils ont même la chance de voir un kangourou passer tout près d’eux. Quelques heures après, ils changent de sortes de piments et partent sur un nouveau champ dans les caisses à l’arrière du camion. Et continuent à ramasser… Le matin, il fait plutôt froid, le pull se supporte bien, mais vers 10h, le soleil tape très fort et il fait très chaud. Ils travailleront jusqu’à 14h avec des suédois, un colombiens, des italiens, des français et des coréens ! (les coréens sont la référence en terme de travail au rendement puisque ici ils sont considérés comme des robots ; ils ramassent en général le double des travailleurs « normaux ») De retour à l’entrepôt, c’est le moment de la pesée, ils posent les « bins » (=caisses) sur la balance pour connaître leur paie du jour ! Bastien pour un premier jour aura totalisé 105,80 dollars soit 86€ en 8 heures de travail! Le deuxième jour, il a pris son Ipod ce qui le motivera beaucoup plus, il ramassera 173 kilos de piments pour 135$ en 7 heures de travail ! Bastien commence à se sentir bien sur le camp, il sympathise avec ses collègues de travail étranger et il partage le même mal au dos, ce qui fait de nombreux points communs…
Quand à Lucie, elle est surtout IMMIGREE que travailleuse… Son pied se rétablit plutôt bien et pourra bientôt s’inscrire sur la liste pour prétendre un travail.

La vie au camps, de 4h30 jusqu’à 6h, les travailleurs partent rejoindre leurs champs, qui ne se trouvent pas toujours à proximité (Bastien met 20 minutes pour y aller). Le matin, pour ceux qui ne travaillent pas, c’est à dire Lucie et 4 ou 5 autres personnes qui sont en « Day off » (=repos) ils déambulent sur le camp. C’est un véritable désert, les caravanes sont fermées, les voitures sont parties, aucun bruit… c’est presque effrayant… La ville se situe à 4 kilomètres, alors il y a vraiment rien à faire dans ce foutu camp ! Lucie s’installe sur sa chaise et c’est que vers 12h que ça recommence à être animé, les travailleurs commencent à rentrer. Lucie connait presque par cœur maintenant les horaires des gens !
Quand Bastien rentre, nous allons manger (16h), souvent notre seul repas de la journée avec le petit déjeuner… A 18h la nuit est tombée et à 19h on est au dodo !!! On ne vous a pas parlé des douches ! Elles sont tellement rapides… Il suffit d’insérer 0,20$ ce qui vous donne droit à …4 minutes de douche ! Que je vous raconte pour se laver les cheveux !!! Essayer de faire le test en 4 minutes… J’ai mis le chronomètre de ma montre pour mieux gérer le temps, 1 minute pour le premier shampoing, 1 minute pour le deuxième shampoing, 1 minute pour l’après-shampoing, 1 minute pour le corps… Et plus de minute pour se rincer !!! Il faut mieux avoir un chronomètre pour ne pas se retrouver couverte de mousse à la sortie de la douche. Et non, nous ne pouvons pas mettre 2 pièces ! ça ne marche pas, il faut économiser l’eau car c’est une région de sècheresse… ou de radins ! lol ! L’avantage, c’est qu’il n’y a pas trop de monde à la douche car elles sont très courtes.

Après trois jours de travail, Bastien à 3 jours de Day-off (Week-end de Pâques), ce qui va nous permettre de vite partir d’ici et d’aller rejoindre la plage… Au programme bronzette et bodyboard…

A bientôt pour la suite des aventures.

dimanche 1 avril 2012

Pop et Lulu racontent leur début en van


 Voici notre nouvelle maison pour quelques mois, le grand confort, Ford Econovan, année 1991 ! Kilométrage au compteur 293 000 Kilomètres, le moteur a été changé récemment donc il en a que 170 000 réellement ! Information pour rassurer les parents, nous avons fait assurer le van ! 

Le van


Bastien au barbecue
Mardi 27 mars, c’est le départ. Nous faisons nos sacs pour la dernière fois (enfin presque,… du moins pour quelques mois en Australie). Nous sortons de Brisbane et prenons la direction du nord. Nous avons trouvé un camping à une centaine de kilomètres. Nous mettons près de 2 heures pour le trouver et l’on se retrouve perdu dans la forêt. Nous sortons pour voir le panneau d’information, et là en seulement quelques minutes, nous nous faisons attaquer par des gros moustiques… La décision est vite prise, nous ne pouvons pas rester là… Nous retournons vers les villes aux alentours et nous nous arrêtons dans un camping. Nous profitons de la journée pour ranger nos affaires et faire un peu le bilan de ce que nous avons (planche de surf, body board, cane à pêche, ballons… mais aussi, bidon d’eau, bidon d’essence).  Notre première nuit se passe bien, sauf qu’en tant que novice, nous avons oublié de regarder où le soleil se levait… donc le matin nous avons était éblouit…

Mercredi 28 mars, nous allons nous diriger encore un peu plus au nord et nous avons décidé de passer la journée à la plage. Après quelques kilomètres, nous trouvons notre deuxième camping, avec accès direct à l’océan. Nous passons alors la journée à la plage, Bastien s’est même initié au Body Board, pas évident avec les grosses vagues.

Jeudi 29 mars, le budget camping va exploser à ce rythme là, nous nous dirigeons donc vers notre troisième  « camping », ou plutôt aire de stationnement. Nous ne pouvons y rester que 20 heures, donc on profite de la matinée et du début d’aprèm près de la plage, nous nous ferons même un barbecue dans un parc public, très bien aménagé. Dans l’après-midi nous arrivons sur une aire de stationnement où il n’y avait que des toilettes, près de la route. L’avantage c’est que c’est gratuit, ce qui fera du bien à notre budget qui commençait à être en danger. Nous ferons également connaissance avec un couple franco-néerlandais, qui nous donnerons quelques conseils.

Vendredi 30 mars, nous partons sur Brisbane car nous devons récupérer nos nouvelles cartes bancaires.

Information très important, après plusieurs jours de recherches, Bastien trouve enfin l’emplacement du moteur, qui est sous le siège passager !!! Enfin il a plutôt trouvé comment y accéder… Il en a donc profité pour faire les niveaux.

Et le travail ? Allez vous nous demander… car c’est bien beau d’avoir une carte mais si le compte est vide, ça ne sert pas à grand chose.
Déjà pour Lucie, pour la suite des aventures de son mal de pied, nous avons consulté un médecin, qui  a décelé une « fracture de fatigue », s’il vous plaît ne rigolez pas ! Suite à une marche excessive en Chine et un sac à dos un peu trop lourd surement. L’avis est sans appel, 2 à 3 semaines de repos, autant vous dire que le travail dans les champs ça ne sera pas pour tout de suite…

Rien de tel pour du repos....
 Par contre, Bastien, recherche activement du travail (faut le motiver un peu quand même), il est rentré dans quelques bars, mais sans résultat. Nous appelons presque tout les jours un numéro dédié aux emplois dans le « Fruit picking », traduction : ramassage de fruits, mais ça peut aussi être les légumes ;-).
Deux jours d’affilés, il propose du travail à 2h au sud de Brisbane, nous appelons, il s’agit d’un camping qui à des contacts avec des fermes, le travail n’est pas garanti. Nous décidons tout de même de nous y rendre. Vendredi soir, nous arrivons alors au camping à Sthanthorpe. Il y a que des jeunes pour le travail, Bastien qualifie « un parc de travailleur immigré », beaucoup de français, et quelques chinois, coréens. Il y a même des Montiliens, qui étaient à l’école avec Lucie ! Le monde est vraiment tout petit…  Nous sommes donc dans l’attente d’un travail pour Bastien…

Concernant la conduite à gauche (volant à droite) :
-       Vu par Lucie : Bastien se débrouille pas trop mal, nous nous sommes juste retrouvés une fois dans l’autre sens, et quelques voitures arrivaient, heureusement qu’ils sont gentils et surtout très cool les australiens…
-       Vu par Bastien : on s’y fait assez vite. Il faut juste rester concentré car si on n’y pense plus, on se retrouve naturellement à droite…

dimanche 25 mars 2012

Pop et Lulu arrivent en Australie

Avant d’arrivée en Australie, comme beaucoup de pays, il faut demander le visa. Pratique, celui-ci se fait sur internet, pas besoin de papier et de passage à l’ambassade. Pris dans notre voyage chinois, nous avons fait la demande juste 15 jours avant, alors qu’ils disent que le visa est délivré entre 48h et 4 semaines… Nous comptons donc plus sur les 48h. Nous avons opté pour le visa « Working Holidays » (Travail Vacances), celui-ci est valable 12 mois et permet de travailler comme son nom l’indique, réservée au moins de 30 ans. Le prix nous a un peu surpris : 220€ par personne.
Nous faisons donc chacun notre demande, mais après avoir valider sa demande, Lucie s’aperçoit qu’elle s’est trompée dans son numéro de passeport (oublie d’un zéro). Affolement, nous envoyons un mail pour rectifier la demande mais nous ne savons pas combien de temps cela va prendre, nous n’avons plus trop de temps devant nous et les billets sont achetés, départ le 19 mars 2012.

Après seulement quelques minutes, Bastien reçoit son visa par e-mail. Lucie devra patienter encore un peu… 3 jours après la demande, nous recevons un mail demandant un scan du passeport en couleur, nous prenons une photo de celui—ci et envoyons le mail. A 5 jours du départ, Lucie n’ayant toujours pas son visa, nous commençons à penser au plan B ! Mais il est impossible de changer les billets d’avion, nous ne pouvons pas rester en Chine, car nous y sommes restés exactement 30 jours (durée du visa), alors que faire ??? Bastien part tout seul, Lucie reste en Malaisie (escale de notre avion pour l’Australie)… Tout ça nous inquiète beaucoup.

A J-3, Lucie reçoit enfin son visa ! Quel soulagement, nous partons alors tous les deux et nous pouvons réserver nos lits dans l’auberge de jeunesse ! L’aventure continue… On avait même pensé à modifier le blog,  « Pop et Lulu (sans Lulu) ».

Le 19 mars, c’est le départ. L’aéroport était dans une ville à côté de Shanghai (Low coast oblige, Compagnie Air Asia X) ! Nous avons dû prendre un train, et oui encore ! Cette fois c’était un TGV, nous avons mis 1h20, puis arriver à Hangzhou, nous prenons une navette pour rejoindre l’aéroport à 20 minutes. A 14h15, après avoir profiter de manger du chocolat (une bonne tablette de Milka, et des Kit Kat) qui est trouvable seulement aux aéroports, nous décollons… Nous faisons une escale de 2h en Malaisie. Nous faisons une file d’attente interminable, juste pour un passage de sécurité. Une fois sortie du couloir et atteins la salle de contrôle, il y a les écrans qui nous indiquent pour notre vol « Dernier appel » ! Nous ne pouvons pas aller plus vite que la sécurité, et d’autres personnes prenaient le même vol, on commençait tous à bouillir ! Nous embarquerons finalement et sans retard.

Décidément, entre le visa qui se fait attendre et l’escale interminable, on se dit qu’on est enfin dans l’avion pour l’Australie ! Mais ce n’est pas fini…

Arrivés à l’aéroport, on récupère nos bagages, encore et encore des contrôles… Ils nous mettent en ligne et un chien sent les bagages ! Et sur quel sac il s’arrête… allez devinez c’est facile…. Encore un peu de suspens… allez c’est bon on vous le dit… Le sac gris… à vous savez pas à qui il appartient peut-être… Lucie bien sûr ! La raison : 2 pommes dans son sac, que l’on n’avait pas mangé en Chine ! Il est interdit de rentrer de la nourriture en Australie ! Contrôle du sac et tout le blablabla…on ne s’en sortira pas trop mal ! Si les pommes auraient pesées 4 grammes de plus, on devait payer une amende d’environ 180€. Le séjour allait bien commencer !

Ça y est nous y sommes, nous avons atterrit à Brisbane. Pourquoi Brisbane ? Parce que la compagnie low cost allait à Brisbane tout simplement. Une autre raison convaincante : c’est également pour avoir un peu moins de concurrence niveau travail car, les jeunes atterrissent souvent à Sydney ou Cambera et puis parce que notre amie Sarah y est allée ;-) et c’est bien éclatée et a pu nous donner pleins de conseils (on la remercie).

Arrivée à Brisbane, nous avons pris une navette pour rejoindre notre auberge, déposés nos valises après avoir chaussé les tongs et mis le tee-shirt ! ça fait un bien fou ! 




Plus de temps à perdre, nous devons faire quelques démarches administratives.

Tout d’abord, nous nous connectons à internet pour demander le « Taxe File Number », numéro d’identification pour les travailleurs, obligatoire. Nous le recevrons d’ici une semaine.

Nous voilà alors en ville pour ouvrir un compte bancaire à la Wespact (banque où tous les Backpapers vont), le passeport suffit, nous avons donc ouvert un compte joint et un livret d’épargne. Maintenant, il reste à l’alimenter… Nous avons fait au préalable une procuration en France, à la maman de Lucie pour qu’elle puisse effectuer les démarches. Ainsi, elle a pu nous émettre le virement (encore merci !), 3 jours après notre compte australien était remplis de quelques Dollars Australien, et le compte français, dépourvu de quelques euros. Il nous reste à attendre la carte bancaire, que nous aurons une semaine après l’ouverture du compte.

Nous sommes rentrés ensuite à l’auberge, pour prendre possession de nos lits dans le dortoir et prendre une bonne douche après une nuit passée dans le train. 

Dortoir de l'auberge de jeunesse
Cuisine de l'auberge de jeunesse
Le lendemain, nous retournons en ville et achetons une carte SIM chacun, ce qui nous permettra de nous appeler et de laisser nos numéros pour chercher du travail.

Le surlendemain, nous avons cherché un van sur internet, nous voyons deux annonces qui nous intéressent. Le premier était déjà vendu et le deuxième nous prenons rendez-vous pour l’après-midi même. Avant même de l’avoir vu, nous étions assez déterminé pour l’acheter, c’était dans nos budgets. Nous voilà parti, sous la pluie, équipé de nos K-way et Poncho pour rejoindre le RDV à 30 minutes de marche. Notre futur van jaune, arrive, nous montons à bord avec les deux vendeurs français, et nous allons nous mettre un peu plus loin pour visiter notre future maison. Nous discutons vite fait le prix, et nous signons le « compromis », enfin, c’était juste oral, entre backpaper, la confiance règne. Nous aurons payé le van 4500$AUD, soit 3700€, tout équipé, canapé-lit, plaque de gaz, équipement pour la cuisine, planche de surf, body-bord et ballon de foot bien sûr. L’équipement parfait, ça ne vous fait pas rêver ?! Il nous restera à invertir dans une table pour installer dehors et une couverture pour les nuits froides.

Nous avons récupéré notre nouvelle maison « meublé » dimanche en début d’après-midi. Nous allons la faire assurer dès lundi.

Entre-temps, toujours la même, a mal au pied depuis quelques jours. Mais là, l’heure est grave, dans quelques jours nous devons commencer à travailler et son pied est bien enflé et lui fait très mal. Du coup, en repos forcé, elle doit éviter toute marche pour reposer au maximum son pied. Bastien devient un vrai petit homme de maison, il va faire les courses tous les jours, et s’occupe bien d’elle. Mais ce n’est pas sans arrière pensé ! Il veut qu’elle puisse travailler dur et gagner beaucoup d’argent…


Les journées pour Lucie sont longues, obligée de rester à l’auberge, entre le transat de la piscine et le transat. Pendant que Bastien profite de se balader dans la ville, fait les courses, à manger, va chercher le van…

A l’heure où nous écrivons, nous n’avons pas encore le van et allons le chercher dans 2h… Alors, il faudra encore un peu patienter pour avoir les photos !

Vue du toit de l'auberge de jeunesse sur Brisbane