mardi 19 juin 2012

Pop et Lulu sur le camp de concentration

Nous allons ici vous décrire notre lieu de travail et nos conditions de vie.
Emplacement sur le camp... Là on était en panne d'essence....


Comme tout bon Français qui se respecte, l’Australie coûte vraiment très cher et nous sommes souvent pris à la gorge car le compte en banque se vide très vite. Petit exemple, le budget course à la semaine est de 100$ soit pour le mois 400$ (310€) et en faisant attention aux prix et à toutes les promotions. En France, notre budget courses par mois était de 200/250€ en prenant ce qui nous faisait plaisir. Du coup, nous avons été kidnappé par la vie chère et nous voilà condamnés à travailler 2 mois.



La ferme bénéficie de logements, répartis en blocks. Le block A pour les petites condamnations : délits mineurs, le block B pour les condamnations plus importantes, le block C pour les meurtres et braquages le block D pour les condamnés à vie, sous haute sécurité.




Etant donné que nous avons une petite condamnation, compte en banque déficitaire, nous avons eu l’autorisation de rester dans notre van, mais le luxe c’est que nous avons l’électricité. Non, ne rêvait pas, ce n’est pas non plus un camping, nous sommes raccordés grâce à une rallonge à une prise de la laverie. Sur notre gauche nous avons la laverie (et tous les bruits qui vont avec) et sur la droite les toilettes pour filles. C’est un peu comme à la maison, tout est à proximité.



Parlons maintenant de nos très chers voisins, presque tout le monde entier est représenté : 200 condamnés au total. Nos voisins proches sont 2 autres vans de français, nous entourons la laverie (électricité oblige). Ensuite, il y a dans les différents blocs : des africains 2% (notre manager est du Zimbabué), des européens 2% (français, italiens, belges), des indiens qui sont en général des vieux, enfin ils ont environ 40 ans, 10% (on en a même rencontré des gentils qui ne nous ont pas demandé de l’argent, on avait pourtant préparé 10 roupies, lol) et bien sûr des asiatiques 86% (surtout des coréens, mais aussi des hongkongais, taiwanais, chinois, japonais), et des turcs, estoniens… Finalement, pas besoin de faire le tour du monde, un camp de concentration suffit pour rencontrer toutes les nationalités. Nous avons tous été kidnappé, mais les raisons sont différentes. Il y a que les européens qui viennent pour voyager et visiter. Généralement l’argent que nous gagnons c’est pour aussitôt le dépenser. Contrairement aux autres qui sont là pour gagner de l’argent et l’envoyer dans leur pays. La motivation est ainsi différente, nous savons très bien que l’argent que nous allons gagner sera pour payer notre prochain billet d’avion et une semaine de rêve à Bali (à voir pour le « rêve », si le salaire est suffisant, sinon ça sera auberges de jeunesse), tant dis que les autres c’est pour s’assurer une vie luxueuse dans leur pays dans les 40 années à venir, voir toute leur vie.



Nous disposons d’une cuisine commune, et là encore une fois, nous avons bien fait d’être condamné, nous savions que la prison c’était sympa, il y a des gazinières, le four est un vrai luxe pour cuisiner des bons plats français (tartes, gratins,…). Ça faisait 5 mois que nous n’en avions pas vu un. Chacun essaie de reproduire les plats de son pays, le mélange d’odeur est parfois assez désagréable d’ailleurs. 



Le déroulement de la journée : à 6h00 ou 6h20 selon les jours, nous devons être à l’entrée de la ferme, à 10 minutes à pied du camp, pour prendre des bus qui reviennent nous chercher le soir à 15h30. Lorsque l’heure arrive un manager fait le tour en voiture en klaxonnant pour nous annoncer la fin. De retour au camp, nous prenons la douche, tout le monde arrive en même temps donc il faut parfois attendre (surtout pour les hommes).  Ensuite, nos amis les français, Kévin et JB, viennent nous chercher et nous faisons des parties de cartes (Uno, Monopoly, « trou du cul ») en attendant l’heure de manger, 18h. Après avoir manger, nous faisons le lit et à 20h30 nous sommes déjà dans nos rêves en train de couper et enrouler des branches.


Le Bus avec à l'entrée, notre manager







Voilà un petit aperçu de notre vie. Nous ne voyons pas tout à fait la vie australienne ainsi mais c’est bel et bien la réalité des choses. Ce n’est que 2 mois à passer et puis quand on reviendra on en rigolera bien… bien qu’on en rigole déjà.



Si vous venez en Australie, vous aurez été prévenu, par contre si vous allez en Corée du Sud, le pays risque d’être vide, car ils sont tous en Australie !



A bientôt dans les  prochaines aventures de « Pop et Lulu »…

jeudi 14 juin 2012

Pop et Lulu travaillent

  1$ = 0,80€
100$ = 80€

Comme convenu la veille, 5h30 nous étions devant le bureau de notre manager. Mais un tableau devant sa porte nous indique que le rendez-vous est fixé à 6h20… Nous n’aurons donc pas droit à un « meeting ». 6h20 nous allons donc devant la porte, à environ 10 minutes à pied de nos logements. Le manager nous explique le déroulement de la journée, les coréens bénéficient même d’une traduction dans leur langue, ils sont tellement nombreux… Des bus viennent nous chercher pour nous amener sur les champs. Nous découvrons donc l’étendu des vignes, il y en a de partout, c’est une très grosse ferme qui s’appelle « EVERGREEN FARMS ». Les deux premiers jours de travail, nous bénéficions d’un entrainement, c’est à dire que nous serons payés à l’heure (19,20$), surement notre meilleure paie pour les 2 mois à venir… Notre manager, nous montre ce que nous allons faire, ça s’appelle du « Rolling ». Il faut tailler les vignes pour qu’il ne reste plus que 8 branches sur chaque pied de vigne, qu’il faut ensuite enrouler sur les fils de fer. Voilà pour faire simple. Les arbres sont très feuillus lorsque l’on arrive et une fois que l’on est passé, il ne doit plus avoir de vert, juste les 8 branches enroulées.

Les deux premiers jours, plusieurs personnes passaient vérifier notre travail pour nous indiquer ce qui était bien ou moins bien et nous donner des conseils. Les deux premiers jours se sont donc assez bien passés. Les premières douleurs dans les bras et le dos se font tout de même ressentir car c’est assez physique, il faut tirer les branches, les tailler au sécateur, les enrouler, nous avons toujours les bras en hauteur. Le troisième jour, nos deux jours de « trainning » (entrainement) sont terminés, nous passons aux choses sérieuses : le rendement.

Une branche enroulée nous rapporte la somme de 0,14$ ! Sachant qu’il y a 97 arbres par lignes et qu’il doit y avoir 8 branches sur chaque, une rangée nous rapporte….108$ au maximum car il y a toujours des branches qui se cassent ou des arbres où il en manque. Mais cette somme doit être divisé par deux car nous sommes chacun d’un côté, face à face. A l’entrainement nous avons fait seulement 1 rangée à deux, ce qui fait du 6,75$ par heure au rendement au maximum !!! Rappelons que le salaire minimum en Australie est de 19,20$ !!! Nous sommes assez découragés lorsque nous faisons nos calculs. En 8 heures de travail nous gagnerons seulement 54$, ce qui n’est vraiment pas intéressant.
Notre première journée au rendement nous arriverons tout de même à faire 2 rangées, là on ne rigole plus, en 9 heures de travail, nous prenons seulement un pause de 20 minutes pour manger. Ce qui nous fera un gain d’environ 100$ chacun brut… soit 87$ net. La deuxième journée sera que de 4 heures car la pluie arrive, nous arriverons tout de même à faire une rangée entière. Les deux jours suivants, faute de pluie nous ne travaillerons pas, il y a de la boue partout. Nous avons repris le travail 2 jours après, et il y avait de vrais lacs entre les rangées, nous avons donc embarqué à bord de barque pour pouvoir tailler les  vignes. Plaisanterie bien sûr, nous avons chaussé nos chaussures de marche pour avoir les pieds au sec. A certains endroits nous avions de l’eau jusqu’aux chevilles.

Comment comptent-ils-les branches ? Il y a des personnes qui comptent les branches manquantes. Comme il doit en avoir 8 par pied de vigne et qu’ils connaissent le nombre de pied qu’il y a, ils soustraient aux banches manquantes ou mauvaises (trop courtes, trop vertes, cassées) et nous sommes payés en fonction.

Nous avons de la « chance » de vivre dans notre van, et ainsi payer un petit loyer, dont ne savons pas exactement la somme, mais ça sera surement environ 60$ par semaine pour nous deux. Nous sommes à une dizaine de kilomètres de la ville, ce qui nous décourage à s’y rendre tous les jours mais nous allons ainsi pouvoir faire des économies.

Après une semaine de travail, voici notre bilan sur « Evergreen Farms ». Il y a une très bonne mentalité, il n’y a pas le fameux  « petit » chef dans l’entreprise, personne pour vous embêter. Il y a tout de même des personnes qui passent souvent dans nos rangées pour vérifier, mais au lieu de faire des remarques qui ne servent à rien, ils mettent la « main à la branche » et vous fait 2 ou 3 arbres. Le salaire n’est pas très important pour le nombre d’heures que nous faisons par semaine (48 heures 6 jours sur 7 avec les pauses)… Mais l’ambiance de travail est sympathique et ça c’est ce qui est important pour Pop et Lulu ! Travailler dehors, en écoutant de la musique et faire du sport, prendre des pauses quand on veut, quel rêve pour nous qui travaillons dans les bureaux… il faut bien positiver avec ce que l’on a!

A bientôt pour un prochain épisode, « Pop et Lulu sur le camps de concentration… »

vendredi 1 juin 2012

Pop et Lulu à la ferme

Après la superbe visite de la barrière de corail, nous avons décidé de
rester 5 nuits dans un camping à Airlie Beach. Ce qui nous a permis de nous
reposer et d’avoir un petit pied à terre. Le fait de savoir où l’on va déplier
le lit le soir, nous réjouit, pas trop longtemps quand même. Le camping est
surtout pratique pour l’électricité, nous avons dû investir dans une rallonge
de 10 mètres pour que la prise atteigne l’intérieur de notre van. Nous pouvons
ainsi brancher la glacière/frigo et recharger tous nos appareils électroniques
(ordinateur, Ipad, Ipod, téléphone). Prendre une douche chaude tous les jours
est aussi un avantage du camping. Nous étions tout proche de la piscine et en
avons profité pour faire quelques longueurs. L’électricité nous a permis de
traiter nos photos et films, regarder des films. Décidemment, on a quand même
du mal à se passer de nos ordinateurs. Le wifi était disponible au camping pour
la modeste somme de 5$ par heure !!! Autant dire qu’à ce prix là on
préfère s’en passer. Sachant d’autant plus qu’en ville, il y avait un cyber
café proposant la connexion à 2$ par heure, et le macdo !!!! Un jour, nous
sommes donc parti en ville pour se connecter 1h, puis 2h… puis, nous sommes
aller à Macdo pour se connecter encore et manger une bonne glace, promener près
du lagon artificiel (car dans la mer il y a beaucoup de méduses, ils ont
construis un lagon !)… Nous sommes restés un peu plus de 3 heures en
ville. A notre retour au van, un petit papier était coincé sous notre essuie-glace…
et non ce n’était pas un mot doux, mais une contravention. Nous sommes
apparemment restés trop longtemps, et cela nous a coûté la somme de 60$ pour un
stationnement !!! Enfin pour l’instant ça ne nous a rien coûté car on ne
l’a pas payé… Maintenant on ferra plus attention aux panneaux, « 1P »
doit signifier 1 heure.


Après 5 jours de camping, nous avons repris notre vie de routard, pour
rejoindre en 3 jours Emerald, ville où nous allons travailler. De « rest
area » en « rest area » nous avons rejoint Emerald le vendredi.
Suite aux échanges de mails avec le responsable, nous devions être à la ferme
de samedi. Le samedi matin, très heureux de rejoindre la ferme pour travailler
et surtout gagner des dollars, nous nous y rendons, mais nous avons la mauvaise
surprise qu’il n’y ait personne ! Nous appelons le responsable qui nous
dit de venir lundi matin à 8h !!! Tous nos espoirs retombent, nous avions
et avons de plus en plus de mauvais pressentiments. Va-t-on travailler ?

Nous passons donc un assez mauvais week-end sans savoir où dormir. Nous
sommes restés une nuit de plus sur la « rest area » d’Emerald, et
nous passerons le dimanche soir dans un camping pour prendre une douche et
arriver en pleine forme à la ferme lundi.

Lundi matin, 6h nos yeux sont ouverts et nous avons qu’une hâte, aller
à la ferme. 7h20 nous partons… 7h40 nous arrivons et un australien vient nous
voir et nous demande ce que l’on fait là. Nous lui disons qu’on vient
travailler et là il nous répond que l’on est français et qu’ils ont eu des
mauvaises expériences avec des français et donc il n’y a pas de travail pour
nous et nous rigole au nez. Nous insistons et il arrive enfin à joindre la
personne qui nous a dit de venir, qu’on appellera Monsieur D. Nous patientons,
d’autres voitures arrivent comme nous et nous sommes toujours à attendre sur le
parking. Nous nous dirigeons tout doucement vers le bureau avec de nombreux
doutes. Si nous n’avons pas ce boulot, avec seulement 1000$ sur nos comptes
nous avons une espérance de vie en australie de 2 semaines… Nous nous imaginons
déjà vendre le van et prendre nos billets d’avion pour Bali…

Une fois dans le bureau, nous étions une dizaine, et il demande si on a
un logement. Etant donné que la ferme semble être grande, il y a des logements
pour les travailleurs, des petites chambres et les commodités communes
(douches, wc, cuisines, laverie, SPA, salle internet (non on rigole pour les deux
derniers !!!)).

Il nous demande nos noms et là on se dit que c’est déjà bien parti.
Bien que tout semble être très mal organisé. Après, on nous prend en photo et
là on se dit ça y est on est engagé ! Reste la question du logement…

Nous sommes deux couples à disposer d’un van et si possible nous
souhaitons y vivre dedans. Cependant, nous étions tout de même prêt à prendre
une chambre (120$ par semaine) pour avoir ce travail. On nous dit que l’on peut
bénéficier des commodités mais que l’on ne peut pas rester, eux même ne savent
en réalité pas si nous pouvons rester dans nos vans… Bref, tout est vraiment
très confus… La ferme est assez loin de tout donc ce n’est pas vraiment
intéressant de prendre un camping sachant qu’il faudra prendre le van tous les
jours et donc consommer de l’essence. Le van n’étant pas dans ses bons jours
actuellement (il calle au ralenti), nous préférons l’économiser un maximum.
Monsieur D. nous dit aller sur le camp sans nous dire où nous garer… nous
retournons éclaircir la situation, il nous fait patienter 20 minutes et vient
nous voir pour nous dire qu’il faut se cacher car à certaines personnes ils ont
refusés qu’ils vivent dans leur van. Après avoir tourner et virer sur le camp
dans la boue, nous trouvons notre emplacement, près des laveries et de deux
autres vans déjà là… Etant proche de la laverie, nous avons pu tirer notre rallonge
nous bénéficions ainsi de l’électricité ! Des vrais
« manouches » !!!

Nous ne commencerons le travail que le lendemain, le rendez-vous est
fixé à 5h30 pour un « meeting » et un bus viendra nous chercher à
6h20 pour nous amener dans les champs !


La suite des aventures dans le prochain épisode…




mercredi 16 mai 2012

Pop et Lulu en croisiere

Le plan de restriction s’est arrêté pour 2 jours et 2 nuits… 

Nous ne pouvions pas passer à côté sans nous y arrêter, à la Grande Barrière de corail. C’est une merveille naturelle absolument unique, le plus grand récif corallien du monde. Il s’étend sur 2300km près des côtés. Il y a 400 espèces de coraux et le récif abrite une incroyable diversité d’êtres vivants (poissons, tortues,…). C’est le seul organisme vivant visible depuis l’espace.
Pour observer celle-ci, rien de tel de prendre un bateau, et de faire ce que l’on appelle ici du « Snorkeling », ce qui signifie faire de la plongée avec masque et tuba. De nombreux bateaux partent d’Airlie Beach et diverses formules sont proposées, à la journée et jusqu’à 3 jours. Après avoir consultés les tarifs sur internet, on s’aperçoit que cela représente un coût assez important, et que nous ne pourrons peut-être pas profiter de passer une nuit sur un bateau. Les offres sur internet sont assez confuses et nous décidons donc de ne rien réserver et de se rendre directement sur place.

Lundi matin, nous quittons notre « rest area » pour rejoindre Airlie Beach. Notre objectif est d’obtenir bien sûr un bon tarif et pour cela nous sommes prêts à partir le jour même. 11h nous sommes dans une agence qui nous demande quand nous voulons partir et nous répondons « Now ! » (maintenant)… Elle nous propose donc 2 jours et 2 nuits sur un voilier, le « Silent night », en cabine privé pour 340$ au lieu de 540$, et un départ à 13h30, soit dans 2 heures et 30 minutes… Elle nous fait un bon pour un parking gratuit où nous allons garer le van et faire notre sac, puis nous devons faire le « check in » (enregistrement). Nous rejoignons alors l’agence qui nous remet le bon d’embarquement avec un sac dans lequel nous devons mettre nos affaires, pas plus ! Nous n’avons plus trop de problème pour prendre peu d’affaires, le seul problème c’est juste pour l’appareil photo et tous ces objectifs, trépieds, filtres… Nous arrivons donc à faire un sac avec nos affaires de toilettes et habits, et un autre juste pour l’appareil photo et camera.
Nous continuons notre petit marathon, nous déposons ordinateur, Ipad, disque dur dans un coffre fort à l’agence, mis à disposition gratuitement, ils sont mieux là que dans le van ou sur le bateau.
Petit passage pour remplir nos ventres à Macdo et surtout pour manger rapidement.
Ensuite, nous faisons quelques boutiques, Lucie ayant perdu ces lunettes de soleil quelque part dans un champs de Stanthorpe, se rachète une paire et Bastien profite de la 2ème paire moins chère (seulement 25$ les deux, au lieu de 30$) ! Il se rattrape de toutes ces années où ils portaient des lunettes de vue et n’a pas pu s’acheter des lunettes de soleil un peu fun… Nous achetons aussi un appareil photo jetable que va sous l’eau.
Puis, plus de temps à perdre, nous rejoignons la marina à 10 minutes à pied pour embarquer sur le voilier.


Un jolie voilier nous attend, le groupe se constitue, nous sommes seulement 9 passages et 2 personnes de l’équipage. Il y a deux copines Françaises, un coupe de Suisse, un couple d’Allemand et une anglaise. Dès que nous montons sur le voilier, première chose on nous confisque nos tongs  (on ne pourra pas faire la danse des tongs)! C’est une question de vie ou de mort et c’est surtout par sécurité car ça tangue beaucoup et vaut mieux être sur ces deux pieds. On nous montre nos cabines (une toute petite cabine avec juste une banquette), il fallait mieux, ne pas prendre trop d’affaires et nous comprenons l’intérêt du petit sac.



14h c’est parti, pour sortir du port, le voilier utilise le moteur, et nous n’allons pas très vite, le capitaine profite pour nous donner les consignes : ne pas utiliser beaucoup d’eau (ce que nous avons bien respecté car personne n’a pris de douche), toujours se tenir à quelque chose lorsque l’on se déplace, vomir derrière le bateau pour nourrir les poissons, gilets de sauvetage et sorties de secours (c’est à dire partout !!!),…
  Ensuite, le skipper a hissé les voiles, avant ça, nous nous sommes tous installés sur un côté du bateau  et à partir de là, sensations fortes garanties… Il y avait beaucoup de vent, et nous avons surfé sur les vagues, le voilier était penché à 45 degrés, nous étions donc tous du même côté du bateau, comme sur les courses de catamaran… Il valait mieux s’accrocher, sinon chute garantie. Seule une casquette est partie avec le vent, mais tous les passagers sont restés à bord, aucune perte. Vers 17h nous avons jeté l’encre dans la mer, ça sera l’endroit où nous dormirons. Petit apéritif et diner à bord du bateau. Une ambiance sympathique, les allemands ont bien mis l’ambiance, avec leur anglais irréprochable ! Tant dis que les 4 français ont bien du mal à communiquer à anglais ! Nous mixons un peu d’anglais, de français et d’allemand… Des vrais cours de langues à bord du bateau.
La nuit…. comment dire…on a bien tangué… ça berce plutôt bien mais par contre, nous entendions les vagues claquer contre le voilier, ce qui faisait beaucoup de bruit.

5h du matin, comme convenu la veille, le capitaine démarre le moteur pour nous amener à la prochaine destination, nous devions nous lever à 7h. Le moteur faisait beaucoup de bruit donc à 5h nous étions réveillés. Après le petit déjeuner, nous avons pris le zodiac qui nous a amené sur une île, et après quelques minutes de marche, nous nous sommes retrouvés devant une plage de sable blanc, tout simplement magnifique. Combinaison oblige à cause des méduses au venin dangereux, nous nous habillons et allons nous baigner dans cette eau claire…


De retour sur le voilier, nous avons l’autorisation de sauter du bateau, ce qui nous ne manquons bien sûr pas de faire, et nageons dans cette eau toujours aussi claire. 


Ensuite, nous avons pris le lunch et nous avons eu la chance d’apercevoir des tortues géantes ! Un vrai spectacle. Après le repas, c’est l’heure du « snorkeling », après quelques consignes, nous voilà en combinaison, masque et tuba pour explorer le fond sous marin. Nous avons pu observer une multitude de coraux mais aussi la chance de voir de nombreux poissons, même Nemo était là ! Nous avons pu nager avec les poissons, quel bonheur de se sentir « comme un poisson dans l’eau ». Nous avons fait les explorateurs pendant 1h20… Une belle expérience. Nous espérons prochainement, dans d’autres aventures, faire de la plongée avec les bouteilles.


Après avoir passé une deuxième nuit dans le voilier, nous avons regagné le port. Une expérience inoubliable et riche en émotions.






mercredi 9 mai 2012

Pop et Lulu : les gens du voyage

Dernier au revoir à Stanthorpe, ville qui nous a accueillit et nourrit pendant 3 semaines. Le temps tournait vraiment à l’hiver, il fallait vite partir vers le nord pour retrouver de la chaleur et du soleil. Nous prenons donc la route à la recherche d’un autre camp de travailleurs immigrés. Nous faisons une pause sur le trajet à l’Australia Zoo, où nous verrons des crocodiles, des kangourous, des koalas, et seulement pour Bastien, des Serpents… Lucie en ayant la phobie. Pour ceux qui connaissent et qui regardent des vidéos sur You Tubes, l’Australia zoo a été créé par Steeve Irwin. Une excellente journée, nous avons pu profiter de prendre de nombreuses photos avec les animaux dans un cadre exceptionnel.


Fini les visites, il faut reprendre la route à la recherche d’un travail. Nous faisons donc des centaines de kilomètres pour rejoindre un camp de travailleurs immigrés, mais nous repartons tout de suite car il n’y a plus de travail, c’est la fin de la saison. Nous parcourons plusieurs villes (Gayndah, Childers, Gin Gin, Rockampton) où il est susceptible de trouver un emploi, mais c’est sans résultat. Nous montons encore plus au nord et rentrons dans les terres, ici appelé « outback », et nous arrêtons à Emerald, le centre d’information nous donne une liste de fermes que nous appellerons. Beaucoup de non, et seulement une nous dit de rappeler le soir même à 19h. Ce que nous ferons, le fermier nous dit qu’il y a du travail mais seulement le 28 mai, soit dans un peu plus de 3 semaines, il s’agit de « grappe pruning », c’est à dire la taille des vignes. Nous pourrons même être logé sur place. Une bonne opportunité pour nous malgré l’attente. Nous décidons donc de profiter de ces 3 semaines pour visiter une partie de la côte est…. Nous chercherons encore du travail et si une opportunité se présentait, nous n’hésiterons pas à la saisir.

Notre situation actuelle n’était donc pas vraiment celle prévu dans notre programme. Nous pensions travailler puis voyager, mais nous devons nous accommoder des modifications. Le seul problème, c’est notre budget. Nous allons être assez limité pendant ces 3 semaines, et comme nous n’aimons pas dépenser l’argent que n’avons pas, nous allons faire avec. Le plan de restriction a déjà commencé.

Premièrement le logement :
Il faut savoir qu’il y a 4 types de moyens de dormir lorsqu’on est équipé d’un van en Australie.
-       Le camping, comme chez nous, mêmes commodités. Les prix varient entre 25 et 30$ la nuit.
-       Les parcs nationaux, endroit souvent idyllique au plein cœur de la forêt, avec des toilettes chimiques (pas de douches et d’électricité), le prix est d’environ 7$ ou gratuit (explication plus loin).
-       Les « rest area », souvent proche des routes, plus ou moins bien aménagé, mais la plupart du temps avec des tables, des barbecues électriques et des toilettes (pas de douches et d’électricité), gratuit.
-       Le camping sauvage, interdit en Australie, que nous allons essayer d’éviter car ils mettent suffisamment de moyens pour ne pas y avoir recours. Le prix de l’amende peut également être assez salé.

Depuis notre départ de Stanthorpe, nous avons logé dans les 3 premiers types de logements énumérés.
Nos avons opté pour un camping après avoir passé deux nuits sur une rest area, pour prendre une douche et recharger les batteries (ordinateurs, appareils photos,…) mais surtout parce que c’était un camp de travailleurs. Mais il y avait 3 semaines d’attente avant d’avoir un travail et l’obligation de rester au camping et de payer, bien sûr. Ce sera le dernier camping de toute la semaine…

Les deux autres jours suivants, nous irons sur une « rest area », à Emerald, sur le parking d’un jardin botanique. Les commodités sont les suivantes : barbecue électrique, table et toilettes. Sur cette aire nous devions y rester que 20h, mais nous y passerons quand même deux nuits, car sinon nous ne savions pas où dormir. La journée nous en avons profité pour aller au lac voisin : Lac Maraboon. C’est la ville dans laquelle nous avons trouvé du travail.

Ensuite, nous commençons notre programme de visite, nous nous rendons dans un parc national. Après une belle côte, où le van a eu un peu de mal à monter (comme pour toutes les côtes), nous nous arrêtons à l’entrée du parc, où nous profitons pour faire une première ballade au cours de laquelle il y avait des petites cascades. De retour au van, nous faisons un barbecue (électrique), et nous mangerons des saucisses dans du PAIN (ça fait 4 mois que l’on en avait plus vu et mangé, il était bon) ! Ensuite nous partons direction une autre ballade où il y a une cascade aussi, après 14km sur des chemins, des montés et des descentes caillouteuses (après ce chemin on peut dire que notre van est un 4X4 avec ce qu’il a subit, mais ça ne sera pas sans encombres…). Après être arrivés (en vie), nous marchons 2km et nous arrivons sur un endroit paradisiaque, une magnifique cascade, où nous en profiterons bien sûr pour nous baigner et prendre encore une centaine de photos. Ensuite, nous rejoignons le camp, en plein cœur de la forêt avec des emplacements emménagés, tous prévus avec un petit coin pour faire un feu et grille pour le barbecue (une vraie institution en Australie, il y en a vraiment de partout). Nous irons ramasser du bois (on ne sait pas si c’est vraiment autorisé), et nous pourrons nous réchauffer et manger autour du feu, la nuit fut froide à 900 mètres d’altitude. 

Concernant le prix et le paiement, à l’entrée du parc national, il y a un téléphone qui permet d’appeler une opératrice pour réserver sa nuit et payer par carte bancaire. En tant que français respectueux, nous faisons les choses dans les règles et nous appelons. Malheureusement, nous ne comprenions pas ce que l’opératrice nous disait car ça coupait à chaque fois. Même avec l’aide d’australiens, nous n’avons pas pu régler la nuit. Des « rangers » doivent passer le matin pour effectuer la vérification et payer si ce n’est pas déjà fait. Les australiens nous ont dit : « s’ils ne passent pas, vous partez… » et donc vous ne payez pas. Le matin, nous prenons notre petit déjeuner, nous nous passons quelques lingettes (notre alternative à la douche), et nous avouons ne pas avoir trop trainé, à 8h nous étions sur la route pour la prochaine destination sans avoir croisé les « rangers ». Notre reprenons le chemin caillouteux, nous descendons le col, nous croisons un kangourou sur la route, et reprenons la nationale. Nous croisons un camion, et à pleine vitesse (100km/h), un bruit bizarre sur le toit du van (souvent les bidons qui claquent), Bastien regarde dans le rétro, et là, il voit le fil qui attachait la planche de surf pendre… Il s’arrête et la planche de surf a disparut. Nous faisons demi-tour, regardons sur les bas côtés, mais la planche de surf a bel et bien disparu. Peut-être sur les chemins caillouteux… car nous ne la retrouverons pas. Une disparition qui nous attriste même si sincèrement, nous ne pensions pas l’utiliser car elle n’était pas en très bon état mais ça donnait un « cachet » au van.
Nous arrivons sur une « rest area », où l’on s’était déjà arrêté, on la qualifie de luxueuse car il y a des douches ! Un rêve pour des gens du voyage comme nous, ce qui est assez rare quand même. Nous pouvons même disposer d’un endroit à proximité d’un robinet et nous en profiterons pour faire la lessive (à la main bien sûr, nous vous rappelons que nous sommes en restriction budgétaire). Nous assistons même au spectacle des chauves souris qui logent tout près et que nous pouvons admirer la journée, et les voir partir travailler à la tombée de la nuit. Il y a en a des centaines et des centaines, on n’en avait jamais vu autant et d’aussi proche. Encore une nuit gratuite…

Deuxièmement la nourriture, nous sélectionnons toutes les promotions et mangeons des pâtes presque tous les soirs (0,59$ le paquet de 500g et 3$ le pot de sauce tomate qui fait 2 repas). Nous sommes tout de même assez limités dans le choix des menus car nous disposons d’un petit frigo mais comme nous n’avons pas d’électricité nous ne pouvons pas le faire fonctionner. Nous essayons de manger de la viande à chaque fois qu’on fait les courses, car c’est vital pour Bastien et avec tous les kilos qu’il a perdu, s’il en perd plus il ne va plus tenir droit et n’aura plus de force. Les desserts se limitent souvent à des fruits. Nous jouissons aussi souvent des barbecues publics pour se faire cuire la viande, des légumes (poivron, aubergine) et des œufs. Nous avons une bouteille de gaz avec des plaques dans le van ce qui nous permet aussi de cuisiner.

Troisièmement et dernier poste de dépense : l’essence, il est difficile de faire des économies sur ce point. Nous devons nourrir notre van pour qu’il nous amène partout. L’Australie est un pays immense et si nous voulons visiter nous ne devons pas nous priver de ce côté là. Le prix de l’essence au litre est de 1,60$ en moyenne. Le plein nous coûte 70$ et nous pouvons rouler environ 400 km (quand Bastien n’a pas le pied trop lourd sur l’accélérateur).

Vous pourrez donc comprendre que nos dépenses liées à internet sont secondaires… et nous en excusons…

Sachez quand même que nous allons bien, nous allons bien profiter de l’océan les jours à venir et allons peut-être nous payer une excursion à la barrière de corail.

Merci d’avoir lu l’article jusqu’à la fin et à bientôt pour de nouvelles aventures.


jeudi 26 avril 2012

Pop et Lulu les travailleurs immigrés


 Tout d’abord, nous tenons à nous excuser pour notre absence sur le blog. Entre le travail et les connexions internet chères nous nous connectons que rarement.

Après un pied réparé, Lucie a pu commencer le travail. Elle a travaillé deux jours à ramasser du raisin dans deux fermes différentes. Un commencement en douceur. Le raisin est réputé pour être assez facile car il est à hauteur d’homme. Les consignes ne sont pas difficiles, dès qu’on arrive, on commence. Dans la première ferme, elle était avec des estoniens et le patron a même offert une dégustation de vin ! Entre nous, son blanc sucré était excellent… Une ambiance conviviale. Dans la deuxième ferme, pas de dégustation mais des patrons sympathiques quand même.
La semaine suivante, elle a eu un travail à temps plein, elle a ramassé des tomates. Le bon job payé à l’heure, l’ambiance n’était pas au rendez vous mais le salaire oui. Seulement, à la fin de la semaine, le dimanche, il n’y a plus de travail donc ils finiront le jour même. Elle aura quand même travaillé 7 jours (non stop) et fait 47h sur les 7 jours. Le dimanche même, direction le bureau des embauches, à savoir, l’accueil du camping pour être à nouveau à la recherche d’un emploi. Le soir même, elle l’appelle au micro et retrouve un job pour le lendemain. Le 8ème jour non stop de travail, mais elle fera que 3h30 à ramasser….des tomates bien sûr. C’était une petite ferme, le patron devait être à la retraite, nous serons même payé au « black », mais chut il ne faut pas le dire. Elle a eu la chance de travailler en face de lui, sur la même ligne de tomates, et du coup, ils ont un peu (enfin beaucoup) discuté en anglais (et oui la petite Lucie elle fait des progrès en anglais malgré tout). Elle lui dit qu’elle n’a plus de travail et à la fin, il appellera un ami à lui pour dire qu’elle est « best » et qu’il faut l’embaucher. Quelques minutes plus tard quand nous prétendons à partir, après avoir récupéré notre « cash money » et quelques tomates, poivrons, aubergines et oignons, le potentiel futur employeur arrive. Petite parenthèse, la nourriture est assez chère en Australie, avec tout ce qu’il a donné, ça vaut à peu près 15 dollars (soit 12€), une bonne petite prime et des supers repas à venir… 


La prime...

Le piment que Bastien ramasse toute la journée... celui-là on ne l'a pas mangé...
 Le potentiel futur employeur arrive donc, et elle lui dit qu’elle recherche du travail, elle lui laisse son numéro de téléphone et lui dit qu’il l’appellera mercredi pour du travail surement jeudi, payé au « black », mais il ne faut toujours pas le dire… Il faut savoir que ça n’arrange pas certains « backpackers » car pour renouveler son visa working-holidays, il faut avoir travailler 3 mois dans les champs et que se soit déclaré bien sûr. Etant donné que nous ne voulons pas renouveler celui-ci, ça nous arrange aussi. Pour nos amis comptables et techniciens de paies, les charges sont de 13% et les bulletins sont très simples, il y a le brut moins 13% et ça fait le net, ils ne s’embêtent pas avec les différentes caisses.
En tout cas, le soir même, lundi, encore un appel au micro, Lucie court au bureau des embauches et a du boulot pour le lendemain, mardi, dans les raisins, une 9ème journée en perspective qui lui donne le sourire et des dollars !!! C’est une ferme où elle est déjà allée faire une journée. Mais malheureusement, le travail s’arrête au bout de 3h30, encore une petite journée. C’est la fin de la saison à Stanthorpe, il est bientôt temps pour Pop et Lulu de se diriger vers de nouvelles aventures dans une autre ville australienne.
Mercredi sera une journée de repos. Et il n’appellera malheureusement pas. Par contre, jeudi matin, 8h, appel au micro, elle va au bureau et on lui dit qu’il y a du travail pour ce matin, et qu’il faut partir de suite. Ils seront 6 travailleurs à partir, le temps d’enfiler la tenue de travail, se brosser les dents et hop au travail… Ce sera encore une petite journée de 3 heures de travail mais qui sera plutôt bien payé, 60 dollars net pour 3 heures (soit 50€).





Petit flash météo, à Stanthorpe, il fait froid, nous sommes à 900 mètres d’altitude et nous rentrons dans l’hiver. Les matinées et soirées sont très fraîches, la pluie est bien tombée ces derniers jours.
La fin de la saison est bel et bien là, le travail devient rare, le camp est désormais vide, quelques survivants seulement sont toujours là pour gagner les derniers dollars qu’il reste à prendre à Stanthorpe.

Pop et Lulu quittent Stanthorpe samedi matin, le temps de faire un dernier poker. Et les aventures continuent….au soleil et surtout au chaud ils espèrent ! 


vendredi 13 avril 2012

Pop et le poker


Oui il n’a pas pu se retenir…
Stanthorpe est une petite ville au cœur de la campagne australienne. La ville est construite de façon western américain. Une avenue principale avec tous les commerces d’une part et d’autre de la rue avec évidemment quelques pubs. En gros c’est la ville de docteur Quinn avec du goudron et des voitures…
Le «1915 BAR» organise chaque vendredi un tournoi de poker (droit d’entrée de 10$ avec recave possible durant la première heure). Une petite bière nous a permis de patienter jusqu’au début du tournoi. Lucie a ensuite laissé Bastien pour rejoindre le pot de départ de deux copines françaises du camping. En gros soirée fille pour Lucie et soirée gars pour Bastien, une première cette année.
Bastien passe alors dans l’arrière salle où sont installés les tables, les chaises, les jetons… L’ambiance est plutôt familiale, tout le monde se connait et boit une bière (chips offertes). Il doit y avoir une douzaine de participant. Le tournoi commence alors et on allume la télé pour regarder en direct un match de la ligue de rugby à XIII. Pour résumer la situation : pub australien + bière + poker + match de rugby à XIII = une bonne soirée en perspective…
Bon au niveau du poker disons que Bastien a eu une chance quasi insolente (en plus de savoir bien jouer ;) et a même sortis une personne du tournoi avec un carré de dame (le deuxième carré de sa vie parait-il). Mais ce qui est encore plus fort c’est que si quelqu’un montre un carré, il a droit à une consommation offerte !
Finalement Bastien finira deuxième de ce petit tournoi pour gain de 15$ (la plus grosse partie du prix revenant malheureusement au premier). Au final cette soirée n’aura pas couté cher mais n’aura pas rapporté beaucoup non plus, enfin en argent seulement parce qu’il y aura eu beaucoup de souvenirs.

PS : Bastien retentera encore sa chance la semaine prochaine….