mardi 7 août 2012

Pop et Lulu a Cairns, le sort s'acharne

Après avoir repris la route direction Cairns, nous avons fait un petit arrêt à « Paronella Park », un magnifique parc à l’initiative d’un espagnol qui a eu un coup de cœur pour les cascades et y a construit sa maison et un parc où les villageois pouvaient venir s’y promener. Dans le prix de la visite tout est inclus : la visite guidée dans la journée mais aussi une visite de nuit, la nuit dans le camping juste à côté, et même une connexion internet. Nous avons passé une excellente journée dans ce magnifique parc.




Le lendemain matin, nous reprenons la route direction Cairns, à environ 200 kilomètres. Le matin nous arrivons enfin en ville, la fin du périple en van prend fin ici. Nous avons mis l’annonce pour la mise en vente le veille. A quelques kilomètres de la ville, sur le périf, il y a des feux rouges, jusqu’ici tout est normal, sauf que dès que nous nous arrêtons le van recommence à caler ! Là, c’est le drame….
Nous arrivons quand même en centre ville, où nous voulions faire quelques achats souvenirs pour ensuite s’envoyer un colis en France pour alléger nos sacs. On trouve une place, assez facilement, comme partout en Australie, Bastien met le clignotant et là, une voiture le double et emporte notre rétroviseur… Nous nous arrêtons un peu plus loin et nous constatons les petits dégâts ensemble, sur le gros 4X4 qui nous a percuté, juste une trace  jaune de notre van, et nous, la vitre du rétroviseur complètement explosé et le phare juste déboité. Nous avons de la chance, ce n’est pas grand chose, la dame du 4X4 nous laisse son numéro, au cas où.


Comme toujours, quand nous tombons en panne, c’est le week-end, et tous les garagistes sont fermés. Nous arriverons quand même à un camping où nous passerons le week-end. Lundi matin, nous prenons la direction du garagiste le plus proche avec beaucoup de difficultés car non seulement le van calle mais en plus, lorsque l’on accélère, le van n’accélère qu’au bout d’un petit moment. Le premier garagiste nous dit qu’il est trop « busy » (occupé) mais nous indique les autres garagistes, où nous nous y rendons, le second a 3 semaines d’attente (ou plutôt ne veut pas nous dépanner), le troisième, juste à côté du 2ème, s’avèrera beaucoup plus sympathique. Il nous dit de lui laisser le van, et qu’il pense que c’est un problème électrique qu’il pourra peut-être regarder dans la journée ou au pire le lendemain. Nous voilà à pied, nous passerons la journée en ville, en fin d’après-midi nous retournons chez le garagiste qui nous annonce le problème… allez devinez… c’est tellement facile… le problème vient de la courroie de distribution qui est mal tendue !!! Nous avons payé une somme astronomique pour la courroie qui avait été changé 4 jours avant. Il pourra donc retendre la courroie que le lendemain matin, impossible de reprendre le van, nous prenons quelques affaires dans le van et nous voilà en direction d’une auberge de jeunesse où nous passerons la nuit. Le lendemain en fin de matinée nous avons pu récupérer le van, après seulement 2 heures de main d’heure à 88$ par heure… nous avons négocié pour payer cash, nous avons économisé ainsi 26$. Nous sommes enfin tombés sur un garagiste compétent et très sympathique.

Le van est réparé, l’annonce pour le vendre est en ligne depuis 3 jours… maintenant il nous reste plus qu’à attendre impatiemment les appels des futurs acheteurs.
A ce jour nous avons eu seulement 3 appels. Le premier, une australienne avec son fils qui nous a jamais rappelé, le deuxième, un couple de français, assez exigeant mais le prix leur faisait trop cher, malgré une bonne offre de notre part et le troisième, un australien, un peu bizarre, qui avait l’air assez intéressé jusqu’au moment de la négociation, car il penser que le van était à 3400$, alors qu’il est à 5400$... il est ainsi vite parti.

Le temps nous paraît très long, nous sommes dans un camping, pas très cher mais trop loin de la ville pour s’y rendre à pied. Nous nous occupons ainsi :

Piscine du camping

Livres achetes en francais


Promenade au lagon

Promenade au Jardin botanique

Nous espérons pouvoir vendre le van assez vite car nous nous languissons de prendre le premier avion direction Melbourne, puis Sydney pour y passer quelques jours et ensuite s’envoler pour une nouvelle destination : l’Indonésie (avec Bali).

vendredi 27 juillet 2012

Pop, Lulu et le van

Après avoir passé les 8 jours bloqués à Hughenden, le grand jour arrive : le mécanicien doit venir. On se réveille à 7h30 pour être prêt quand il arrive, mais nous n’avions pas fixé de rendez-vous, 8h pas là, 9h toujours pas là… 9h30 on trouve son numéro dans l’annuaire et on l’appelle. Il dit qu’il va venir… Enfin une bonne nouvelle, mais comme une bonne nouvelle n’arrive jamais sans une mauvaise… les propriétaires du camping nous disent qu’ils ne veulent pas que la réparation soit faite sur notre emplacement. Juste un petit détail : nous vivons et avons tout dans le van. C’est un peu comme si on vous prenez votre maison et votre voiture… La solution reste de planter une tente! Le gentil mécanicien repart et revient avec une autre voiture pour tracter le van avec une corde… Les propriétaires du camping (pas trop compatissants) nous « autorisent » à planter la tente.

Chez le garagiste
  Notre maison est désormais une tente, et nous ne savons pas le temps que cela prendra. La nouvelle du matin est que la courroie est bonne, nous n’avons donc pas besoin de la changer. Mais, la nouvelle de l’après-midi, nous dit que la courroie qu’il y a actuellement sur le moteur n’est pas le bon modèle et qu’il faut donc la changer. Il faut donc commander la pièce. Celle-ci arrivera par camion dans 2 jours.
Ceci nous réserve deux bonnes nuits sous la tente et encore 2 jours à patienter…

Notre maison secondaire
 
La pièce arrive comme prévu le matin même, le mécanicien nous dit de revenir à 13h et que nous pourrions partir. A 13h nous allons au garage, il n’avait pas totalement fini. Bastien reste pendant que Lucie repart au camping démonter la tente, on avait attendu le dernier moment, on ne sait jamais avec la chance que l’on a. Après avoir patienter 1h30, Bastien revient… à pied… Le van ne fonctionne toujours pas et à le même problème qu’au départ. Le mécanicien nous dit que nous devons rester une nuit de plus (la 11ème), il a fait appel à un ami, ils font encore tout re-démonter et remonter en espérant que ça marche cette fois….

Le moteur, maintenant tout neuf

 Nous avons pu reprendre la route le lendemain à 11h30…après une facture bien bien salée...

« On the road again »


C'est le "Bush", il n'y a personne...


jeudi 26 juillet 2012

Pop et Lulu gardent le moral

Notre recherche de travail s’est assez vite écourtée, dans notre visa « working holidays », il y a working (travail) mais aussi holidays (vacances), nous avons désormais repris le chemin des vacances pour quelques mois. Nous ne reviendrons pas avec de l’argent en France, mais nous allons dépenser tout ce qu’on avait prévu et tout ce que nous avons gagné. Nous avons qu’une seule vie, alors nous avons décidé d’en profiter.




Nous avons donc repris la route il y a quelques jours, nous avons fait un petit détour dans le Bush (zone désertique), et nous étions à quelques kilomètres du désert. Nous avons fait 1300 kilomètres en 3 jours. Il n’y avait rien, il y a quelques centaines de kilomètres entre chaque petit village.  Nous avons fait ce détour spécialement pour aller voir cet endroit… Nous vous laissons deviner… (si vous le voulez bien, mettez vos suggestions en commentaire).








Le troisième jour, après avoir mis encore une fois le plein d’essence (la troisième fois de la journée), en effet, il faut être assez vigilent sur l’essence car les villes sont très éloignées. Nous avons un bidon d’essence, mais suite à l’une des pannes d’essence nous l’avions décroché du toit et remis sans le ré-attacher… et à la première accélération, il est ainsi tombé et s’est cassé. Donc, suite à un arrêt essence, le van a recommencé à caller et ne tenait pas la 5ème lorsqu’on roulait… Nous reprenons la route malgré tout, il nous restait 100 kilomètres pour attendre une aire de repos. A la sortie de la ville, la pédale d’accélérateur ne répond plus, on ne peut plus accélérer. La décision a donc été prise assez rapidement, nous allons passer la nuit dans cette petite ville, Hughenden, et nous verrons demain, car c’est dimanche et tout est fermé.





Le lendemain, lundi, prêt à partir chez le mécanicien, le van ne démarre pas, ça n’a pas été trop une surprise. Nous partons donc à pied en ville à la recherche d’un mécanicien. Nous essayons d’arrêter les quelques voitures qui passent mais nous disent bonjour au lieu de s’arrêter. Nous avons trouver quelqu’un qui montait dans sa voiture et nous arrivons à lui parlait avant qu’il ne démarre. Ce très gentil monsieur nous dit de monter et qu’il nous emmène chez un mécanicien. Le premier mécanicien est trop « busy » (occupé), mais le second aussi, ce dernier en indique un autre, puis un autre, un autre… nous aurons tout de même fait 5 garages et maisons pour trouver un mécanicien dans ce « bled ». Le gentil monsieur nous emmenant à chaque fois chez les gens.  Mais ça sera sans succès, personne ne peut venir nous dépanner aujourd’hui. Nous avons pris le numéro de téléphone du dernier et il pourra peut-être venir demain. Pour l’instant nous sommes bloqués dans le camping. Nous étions à seulement 600 km de notre destination finale en van, et où nous voulions le vendre.



Le lendemain, nous allons voir le mécanicien chez lui pour convenir d’un rendez-vous dans la journée, il viendra à 11h. Il examine le van pendant 2h, monte et démonte de petites pièces… mais ça sera sans succès. Verdict : la courroie de distribution, rien que ça ! Soit elle a juste bougé, soit il faut la changer. Le mécanicien pour cela doit démonter tout le moteur et ça prend une journée entière de travail. Il n’a pas le temps, il est aussi trop « busy », il nous dit qu’il ne pourra venir que la semaine prochaine.

Nous n’avons pas le choix, nous acceptons. Nous allons donc voir le camping pour prendre 8 nuits supplémentaires !!! Nous essayons de négocier un petit tarif, mais rien à faire, ils savent de toute façon que l’on n’a pas le choix, on a pourtant essayé les techniques de négociations indiennes et chinoises…



Petite visite de Hughenden, ville où nous sommes bloqués.

-       Population : environ 2122 habitants

-       Activité :

o   la marche, grand circuit en ville près d’une rivière de 1500 mètres !

o   la bibliothèque qui dispose de deux ordinateurs reliés à internet, mais internet n’a pas marché durant 4 jours de notre séjour à Hughenden

o   Les pubs : que nous ne fréquentons pas

-       Supermarché :

o   le « 5 stars » on y trouve l’essentiel à des prix exorbitants, le petit pot de Nutella au prix du grand…

o   le « Food work », très petit supermarché, difficile de se croiser dans les rayons tellement c’est petit, prix encore plus élevé que chez le premier

o   la boucherie, celle là sauve la vie à Bastien. Pas un très grand choix, mais de la viande de qualité à un prix très correct.

-       Centre ville : une maison ou magasin sur deux est à l’abandon, on dirait presque une ville fantôme…



Le point positif c’est que nous n’allons pas dépenser trop d’argent et le point négatif c’est que allons nous ennuyer.



Nous avons donc passé nos 10 jours à regarder des films : essentiellement, la série Dexter (Merci JB, on a vraiment bien accroché), et les Harry Potter…Pour Lucie, la situation est vraiment désespérée car elle n’avait jamais autant regardé la télé en 8 jours que ces 5, voir 10 dernières années.

Nous allons aussi en ville faire une petite marche et nos courses quotidiennes, de la viande fraîche tous les jours. Bastien a du bien reprendre 2 kilos des 20 qui l’a perdu…






lundi 9 juillet 2012

Pop et Lulu : l’aventure à « Evergreen Farms » se termine


La saison de « Rooling » se termine, nous avons roulé toutes les vignes de la ferme

Les amis

Nous avons travaillé sans relâche les derniers jours à cause de quelques jours de pluie et de mauvais temps, nous avons du rattraper le retard. 13 jours sans « day off » (=repos), les dernières matins ont été difficiles lorsque le réveil sonnait. Le travail est bel est bien terminé, maintenant il va falloir partir de la ferme. Mais il y a un problème, c’est que le van ne veut pas partir, dès que l’on accélère il calle. Nous sommes ainsi bloqués entre la laverie et les toilettes. Le problème est que le van est notre maison et que nous ne pouvons donc pas le laisser à un garagiste plusieurs jours. La ville est à 10 km et nous n’avons aucune solution pour l’amener en ville.



Sur le camp

Après avoir réfléchit à plusieurs solutions et possibilités, l’argent étant toujours un élément bloquant, nous ne voulons pas débourser toutes nos économies dans le van. Après avoir discuté avec d’autres français de notre problème de van, ils nous disent que le mécanicien de la ferme répare leur van (changement d’embrayage) le week-end et qu’ils peuvent lui parler de notre problème. Dès le lendemain, ils nous disent que le mécanicien viendra nous voir ce week-end. Une bonne nouvelle, en effet, nous n’aurons pas à trouver un moyen pour amener le van en ville. Le dimanche à 16h30, il arrive enfin avec toute son équipe, des Philippins. Après plus d’une semaine d’immobilisation le van n’a bien sûr plus de batterie, donc il faut brancher les pinces, un jeu d’enfant pour des mécaniciens. Le moteur est sous les sièges et très peu accessible, mais comme ils étaient équipés ils ont tout démonté sans problème. Le van enfin démarré, ils règlent le ralenti ou quelque chose du genre, ils opèrent à de très fortes accélérations, heureusement que cette fois le réservoir était rempli! Le van fonctionne, il nous conseille quand même de changer les bougies, ce que nous irons acheter le lendemain première heure et qu’ils viendront nous changer. Le van est réparé, nous sommes très contents, nous pouvons désormais repartir pour de nouvelles aventures. Cela pour la somme de 100$  (80€) de main d’œuvre et 30$ (24€) pour l’achat des bougies.





Durant notre séjour à la ferme, nous nous sommes fait avoir deux fois par une panne d’essence. En effet, les problèmes avaient déjà commencé auparavant, dès que l’on s’arrêtait le van callait, il fallait ainsi jouer avec le starter pour ne pas caller, ce qui entrainait une surconsommation d’essence. Ces deux fois, nous arrivions  à la ferme avec l’éguille de l’essence juste en dessus de la réserve mais étant donné que le démarrage était très difficile et qu’il fallait s’y reprendre à plusieurs reprises, ça a vidé le réservoir. Heureusement que nous avons des bidons d’essence, et grâce à nos amis JB et Kévin nous avons pu nous rendre en ville faire le plein.



Une belle aventure se termine, nous sommes tristes de quitter la ferme. Nous allons reprendre nos recherches pour trouver un travail, nous aimerions rester dans la même ville : Emerald. Nous allons aller chercher dans les fermes mais aussi dans les restaurants, magasins....  Nous aimerions travailler jusqu’au 15 août, ensuite nous continuerons notre voyage en Australie puis nous nous envolerons direction Bali début septembre.


Toujours les amis



Les points négatifs de la ferme:

-       le salaire : pas très élevé pour l’Australie

-       les soirs, matins et nuits très froids,

-       les douleurs dans les mains et dans les bras.



Les points positifs :

-       on a rencontré des amis avec qui nous avons passé beaucoup de temps, après le travail on se retrouvé tout le temps pour jouer et manger ensemble,

-       nos managers qui ont été vraiment très gentils, il y a eu deux jours de « grand » froid, ils nous ont apporté le café ou thé dans les champs,

-       l’ambiance sur le camp, des gens très gentils,

-       on a travaillé ensemble face à face toute la journée (presque sans se disputer, lol)

-       La cuisine avec des fours : ce qui nous a permis de cuisiner des bons petits plats (gratins, tartes, gâteaux,…)

-       pour Lucie : on n’a pas vu de serpents !



Le bon gratin

Quelques chiffres :

-       34 jours travaillés

-       Environ 35 600 branches roulées tous les deux

-       4 600 $ (3680€) gagné tous les deux et beaucoup d’heures de travail (environ 272 heures chacun ; soit un taux horaire de 8,5$/6,5€ chacun ; finalement le droit du travail français n’a pas que des défauts…

-       3 000 $ (2400€) d’économie, nos seules dépenses étaient la nourriture car étant donné que nous vivions dans notre van, le logement était gratuit.

mardi 19 juin 2012

Pop et Lulu sur le camp de concentration

Nous allons ici vous décrire notre lieu de travail et nos conditions de vie.
Emplacement sur le camp... Là on était en panne d'essence....


Comme tout bon Français qui se respecte, l’Australie coûte vraiment très cher et nous sommes souvent pris à la gorge car le compte en banque se vide très vite. Petit exemple, le budget course à la semaine est de 100$ soit pour le mois 400$ (310€) et en faisant attention aux prix et à toutes les promotions. En France, notre budget courses par mois était de 200/250€ en prenant ce qui nous faisait plaisir. Du coup, nous avons été kidnappé par la vie chère et nous voilà condamnés à travailler 2 mois.



La ferme bénéficie de logements, répartis en blocks. Le block A pour les petites condamnations : délits mineurs, le block B pour les condamnations plus importantes, le block C pour les meurtres et braquages le block D pour les condamnés à vie, sous haute sécurité.




Etant donné que nous avons une petite condamnation, compte en banque déficitaire, nous avons eu l’autorisation de rester dans notre van, mais le luxe c’est que nous avons l’électricité. Non, ne rêvait pas, ce n’est pas non plus un camping, nous sommes raccordés grâce à une rallonge à une prise de la laverie. Sur notre gauche nous avons la laverie (et tous les bruits qui vont avec) et sur la droite les toilettes pour filles. C’est un peu comme à la maison, tout est à proximité.



Parlons maintenant de nos très chers voisins, presque tout le monde entier est représenté : 200 condamnés au total. Nos voisins proches sont 2 autres vans de français, nous entourons la laverie (électricité oblige). Ensuite, il y a dans les différents blocs : des africains 2% (notre manager est du Zimbabué), des européens 2% (français, italiens, belges), des indiens qui sont en général des vieux, enfin ils ont environ 40 ans, 10% (on en a même rencontré des gentils qui ne nous ont pas demandé de l’argent, on avait pourtant préparé 10 roupies, lol) et bien sûr des asiatiques 86% (surtout des coréens, mais aussi des hongkongais, taiwanais, chinois, japonais), et des turcs, estoniens… Finalement, pas besoin de faire le tour du monde, un camp de concentration suffit pour rencontrer toutes les nationalités. Nous avons tous été kidnappé, mais les raisons sont différentes. Il y a que les européens qui viennent pour voyager et visiter. Généralement l’argent que nous gagnons c’est pour aussitôt le dépenser. Contrairement aux autres qui sont là pour gagner de l’argent et l’envoyer dans leur pays. La motivation est ainsi différente, nous savons très bien que l’argent que nous allons gagner sera pour payer notre prochain billet d’avion et une semaine de rêve à Bali (à voir pour le « rêve », si le salaire est suffisant, sinon ça sera auberges de jeunesse), tant dis que les autres c’est pour s’assurer une vie luxueuse dans leur pays dans les 40 années à venir, voir toute leur vie.



Nous disposons d’une cuisine commune, et là encore une fois, nous avons bien fait d’être condamné, nous savions que la prison c’était sympa, il y a des gazinières, le four est un vrai luxe pour cuisiner des bons plats français (tartes, gratins,…). Ça faisait 5 mois que nous n’en avions pas vu un. Chacun essaie de reproduire les plats de son pays, le mélange d’odeur est parfois assez désagréable d’ailleurs. 



Le déroulement de la journée : à 6h00 ou 6h20 selon les jours, nous devons être à l’entrée de la ferme, à 10 minutes à pied du camp, pour prendre des bus qui reviennent nous chercher le soir à 15h30. Lorsque l’heure arrive un manager fait le tour en voiture en klaxonnant pour nous annoncer la fin. De retour au camp, nous prenons la douche, tout le monde arrive en même temps donc il faut parfois attendre (surtout pour les hommes).  Ensuite, nos amis les français, Kévin et JB, viennent nous chercher et nous faisons des parties de cartes (Uno, Monopoly, « trou du cul ») en attendant l’heure de manger, 18h. Après avoir manger, nous faisons le lit et à 20h30 nous sommes déjà dans nos rêves en train de couper et enrouler des branches.


Le Bus avec à l'entrée, notre manager







Voilà un petit aperçu de notre vie. Nous ne voyons pas tout à fait la vie australienne ainsi mais c’est bel et bien la réalité des choses. Ce n’est que 2 mois à passer et puis quand on reviendra on en rigolera bien… bien qu’on en rigole déjà.



Si vous venez en Australie, vous aurez été prévenu, par contre si vous allez en Corée du Sud, le pays risque d’être vide, car ils sont tous en Australie !



A bientôt dans les  prochaines aventures de « Pop et Lulu »…

jeudi 14 juin 2012

Pop et Lulu travaillent

  1$ = 0,80€
100$ = 80€

Comme convenu la veille, 5h30 nous étions devant le bureau de notre manager. Mais un tableau devant sa porte nous indique que le rendez-vous est fixé à 6h20… Nous n’aurons donc pas droit à un « meeting ». 6h20 nous allons donc devant la porte, à environ 10 minutes à pied de nos logements. Le manager nous explique le déroulement de la journée, les coréens bénéficient même d’une traduction dans leur langue, ils sont tellement nombreux… Des bus viennent nous chercher pour nous amener sur les champs. Nous découvrons donc l’étendu des vignes, il y en a de partout, c’est une très grosse ferme qui s’appelle « EVERGREEN FARMS ». Les deux premiers jours de travail, nous bénéficions d’un entrainement, c’est à dire que nous serons payés à l’heure (19,20$), surement notre meilleure paie pour les 2 mois à venir… Notre manager, nous montre ce que nous allons faire, ça s’appelle du « Rolling ». Il faut tailler les vignes pour qu’il ne reste plus que 8 branches sur chaque pied de vigne, qu’il faut ensuite enrouler sur les fils de fer. Voilà pour faire simple. Les arbres sont très feuillus lorsque l’on arrive et une fois que l’on est passé, il ne doit plus avoir de vert, juste les 8 branches enroulées.

Les deux premiers jours, plusieurs personnes passaient vérifier notre travail pour nous indiquer ce qui était bien ou moins bien et nous donner des conseils. Les deux premiers jours se sont donc assez bien passés. Les premières douleurs dans les bras et le dos se font tout de même ressentir car c’est assez physique, il faut tirer les branches, les tailler au sécateur, les enrouler, nous avons toujours les bras en hauteur. Le troisième jour, nos deux jours de « trainning » (entrainement) sont terminés, nous passons aux choses sérieuses : le rendement.

Une branche enroulée nous rapporte la somme de 0,14$ ! Sachant qu’il y a 97 arbres par lignes et qu’il doit y avoir 8 branches sur chaque, une rangée nous rapporte….108$ au maximum car il y a toujours des branches qui se cassent ou des arbres où il en manque. Mais cette somme doit être divisé par deux car nous sommes chacun d’un côté, face à face. A l’entrainement nous avons fait seulement 1 rangée à deux, ce qui fait du 6,75$ par heure au rendement au maximum !!! Rappelons que le salaire minimum en Australie est de 19,20$ !!! Nous sommes assez découragés lorsque nous faisons nos calculs. En 8 heures de travail nous gagnerons seulement 54$, ce qui n’est vraiment pas intéressant.
Notre première journée au rendement nous arriverons tout de même à faire 2 rangées, là on ne rigole plus, en 9 heures de travail, nous prenons seulement un pause de 20 minutes pour manger. Ce qui nous fera un gain d’environ 100$ chacun brut… soit 87$ net. La deuxième journée sera que de 4 heures car la pluie arrive, nous arriverons tout de même à faire une rangée entière. Les deux jours suivants, faute de pluie nous ne travaillerons pas, il y a de la boue partout. Nous avons repris le travail 2 jours après, et il y avait de vrais lacs entre les rangées, nous avons donc embarqué à bord de barque pour pouvoir tailler les  vignes. Plaisanterie bien sûr, nous avons chaussé nos chaussures de marche pour avoir les pieds au sec. A certains endroits nous avions de l’eau jusqu’aux chevilles.

Comment comptent-ils-les branches ? Il y a des personnes qui comptent les branches manquantes. Comme il doit en avoir 8 par pied de vigne et qu’ils connaissent le nombre de pied qu’il y a, ils soustraient aux banches manquantes ou mauvaises (trop courtes, trop vertes, cassées) et nous sommes payés en fonction.

Nous avons de la « chance » de vivre dans notre van, et ainsi payer un petit loyer, dont ne savons pas exactement la somme, mais ça sera surement environ 60$ par semaine pour nous deux. Nous sommes à une dizaine de kilomètres de la ville, ce qui nous décourage à s’y rendre tous les jours mais nous allons ainsi pouvoir faire des économies.

Après une semaine de travail, voici notre bilan sur « Evergreen Farms ». Il y a une très bonne mentalité, il n’y a pas le fameux  « petit » chef dans l’entreprise, personne pour vous embêter. Il y a tout de même des personnes qui passent souvent dans nos rangées pour vérifier, mais au lieu de faire des remarques qui ne servent à rien, ils mettent la « main à la branche » et vous fait 2 ou 3 arbres. Le salaire n’est pas très important pour le nombre d’heures que nous faisons par semaine (48 heures 6 jours sur 7 avec les pauses)… Mais l’ambiance de travail est sympathique et ça c’est ce qui est important pour Pop et Lulu ! Travailler dehors, en écoutant de la musique et faire du sport, prendre des pauses quand on veut, quel rêve pour nous qui travaillons dans les bureaux… il faut bien positiver avec ce que l’on a!

A bientôt pour un prochain épisode, « Pop et Lulu sur le camps de concentration… »

vendredi 1 juin 2012

Pop et Lulu à la ferme

Après la superbe visite de la barrière de corail, nous avons décidé de
rester 5 nuits dans un camping à Airlie Beach. Ce qui nous a permis de nous
reposer et d’avoir un petit pied à terre. Le fait de savoir où l’on va déplier
le lit le soir, nous réjouit, pas trop longtemps quand même. Le camping est
surtout pratique pour l’électricité, nous avons dû investir dans une rallonge
de 10 mètres pour que la prise atteigne l’intérieur de notre van. Nous pouvons
ainsi brancher la glacière/frigo et recharger tous nos appareils électroniques
(ordinateur, Ipad, Ipod, téléphone). Prendre une douche chaude tous les jours
est aussi un avantage du camping. Nous étions tout proche de la piscine et en
avons profité pour faire quelques longueurs. L’électricité nous a permis de
traiter nos photos et films, regarder des films. Décidemment, on a quand même
du mal à se passer de nos ordinateurs. Le wifi était disponible au camping pour
la modeste somme de 5$ par heure !!! Autant dire qu’à ce prix là on
préfère s’en passer. Sachant d’autant plus qu’en ville, il y avait un cyber
café proposant la connexion à 2$ par heure, et le macdo !!!! Un jour, nous
sommes donc parti en ville pour se connecter 1h, puis 2h… puis, nous sommes
aller à Macdo pour se connecter encore et manger une bonne glace, promener près
du lagon artificiel (car dans la mer il y a beaucoup de méduses, ils ont
construis un lagon !)… Nous sommes restés un peu plus de 3 heures en
ville. A notre retour au van, un petit papier était coincé sous notre essuie-glace…
et non ce n’était pas un mot doux, mais une contravention. Nous sommes
apparemment restés trop longtemps, et cela nous a coûté la somme de 60$ pour un
stationnement !!! Enfin pour l’instant ça ne nous a rien coûté car on ne
l’a pas payé… Maintenant on ferra plus attention aux panneaux, « 1P »
doit signifier 1 heure.


Après 5 jours de camping, nous avons repris notre vie de routard, pour
rejoindre en 3 jours Emerald, ville où nous allons travailler. De « rest
area » en « rest area » nous avons rejoint Emerald le vendredi.
Suite aux échanges de mails avec le responsable, nous devions être à la ferme
de samedi. Le samedi matin, très heureux de rejoindre la ferme pour travailler
et surtout gagner des dollars, nous nous y rendons, mais nous avons la mauvaise
surprise qu’il n’y ait personne ! Nous appelons le responsable qui nous
dit de venir lundi matin à 8h !!! Tous nos espoirs retombent, nous avions
et avons de plus en plus de mauvais pressentiments. Va-t-on travailler ?

Nous passons donc un assez mauvais week-end sans savoir où dormir. Nous
sommes restés une nuit de plus sur la « rest area » d’Emerald, et
nous passerons le dimanche soir dans un camping pour prendre une douche et
arriver en pleine forme à la ferme lundi.

Lundi matin, 6h nos yeux sont ouverts et nous avons qu’une hâte, aller
à la ferme. 7h20 nous partons… 7h40 nous arrivons et un australien vient nous
voir et nous demande ce que l’on fait là. Nous lui disons qu’on vient
travailler et là il nous répond que l’on est français et qu’ils ont eu des
mauvaises expériences avec des français et donc il n’y a pas de travail pour
nous et nous rigole au nez. Nous insistons et il arrive enfin à joindre la
personne qui nous a dit de venir, qu’on appellera Monsieur D. Nous patientons,
d’autres voitures arrivent comme nous et nous sommes toujours à attendre sur le
parking. Nous nous dirigeons tout doucement vers le bureau avec de nombreux
doutes. Si nous n’avons pas ce boulot, avec seulement 1000$ sur nos comptes
nous avons une espérance de vie en australie de 2 semaines… Nous nous imaginons
déjà vendre le van et prendre nos billets d’avion pour Bali…

Une fois dans le bureau, nous étions une dizaine, et il demande si on a
un logement. Etant donné que la ferme semble être grande, il y a des logements
pour les travailleurs, des petites chambres et les commodités communes
(douches, wc, cuisines, laverie, SPA, salle internet (non on rigole pour les deux
derniers !!!)).

Il nous demande nos noms et là on se dit que c’est déjà bien parti.
Bien que tout semble être très mal organisé. Après, on nous prend en photo et
là on se dit ça y est on est engagé ! Reste la question du logement…

Nous sommes deux couples à disposer d’un van et si possible nous
souhaitons y vivre dedans. Cependant, nous étions tout de même prêt à prendre
une chambre (120$ par semaine) pour avoir ce travail. On nous dit que l’on peut
bénéficier des commodités mais que l’on ne peut pas rester, eux même ne savent
en réalité pas si nous pouvons rester dans nos vans… Bref, tout est vraiment
très confus… La ferme est assez loin de tout donc ce n’est pas vraiment
intéressant de prendre un camping sachant qu’il faudra prendre le van tous les
jours et donc consommer de l’essence. Le van n’étant pas dans ses bons jours
actuellement (il calle au ralenti), nous préférons l’économiser un maximum.
Monsieur D. nous dit aller sur le camp sans nous dire où nous garer… nous
retournons éclaircir la situation, il nous fait patienter 20 minutes et vient
nous voir pour nous dire qu’il faut se cacher car à certaines personnes ils ont
refusés qu’ils vivent dans leur van. Après avoir tourner et virer sur le camp
dans la boue, nous trouvons notre emplacement, près des laveries et de deux
autres vans déjà là… Etant proche de la laverie, nous avons pu tirer notre rallonge
nous bénéficions ainsi de l’électricité ! Des vrais
« manouches » !!!

Nous ne commencerons le travail que le lendemain, le rendez-vous est
fixé à 5h30 pour un « meeting » et un bus viendra nous chercher à
6h20 pour nous amener dans les champs !


La suite des aventures dans le prochain épisode…